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Être aux prises avec un TOC

Être aux prises avec un TOC
Photo courtoisie, photograph-i.com

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Célèbre comédie française de Laurent Baffie écrite en 2005, TOC TOC, qui a amusé ses spectateurs des deux côtés de l’Atlantique, sera présentée dans une nouvelle version québécoise à la Maison des arts de Drummondville. Pour l’occasion, on retrouvera, réunis pour la première fois en 15 ans, Marcel Lebœuf et Diane Lavallée interprétant des personnages souffrant d’un trouble obsessionnel compulsif.

Souffrir d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC) est quelque chose d’assez compliqué, notamment pour l’entourage. Imaginez maintenant la situation lorsque six personnes souffrant chacun d’un TOC différent sont réunies. C’est ce que l’auteur et humoriste Laurent Baffie, anciennement fou du roi à l’émission Tout le monde en parle en France, a imaginé dans sa pièce TOC TOC.

« La pièce est maintenant campée à Montréal », confie Pierre-François Legendre qui signe la mise en scène et l’adaptation québécoise.

Si six personnes atteintes d’un TOC sont réunies, c’est qu’elles sont toutes venues rencontrer un éminent psychiatre de renommée mondiale, le docteur Stern, spécialisé dans les troubles obsessionnels compulsifs. Apparemment, le spécialiste peut parvenir, en une seule consultation, à régler le problème d’une personne atteinte.

Spécialiste en retard

Le problème, c’est que le psychiatre est attendu et ils apprendront par l’entremise de la secrétaire que le docteur sera en retard. « Son avion est retenu à Boston et les six patients sont tous coincés dans la même salle d’attente, annonce le metteur en scène. Parmi le groupe, une souffre de palilalie, ce qui signifie qu’elle répète deux fois tout ce qu’elle dit. » Un autre souffre du TOC de vérification, l’obligeant à tout vérifier plusieurs fois, tandis qu’un autre d’arithmomanie, ce qui conduit à une importante fascination pour les chiffres, l’obligeant à compter continuellement. Quant aux autres, l’un souffrira du syndrome de Gilles de la Tourette, alors qu’un autre sera atteint de nosophobie, vivant avec la peur des microbes et d’attraper une maladie. Le dernier sera obsédé par la symétrie. Tout doit absolument être droit.

L’entraide

« Il s’agit également d’une histoire d’entraide », fait remarquer Pierre-François Legendre.

C’est que les six patients qui trouvent le temps long décideront de prendre part à une partie de Monopoly, le jeu ayant été laissé là, bien en vue, apparemment par hasard. Au passage, c’est une thérapie de groupe qui va s’enclencher, chacun se confiant aux autres. « Ils vont finir par s’entraider », révèle le metteur en scène.

Qui, après tout, de mieux placé que quelqu’un aux prises avec un TOC pour comprendre une personne souffrant de la même maladie ? Quoique névrosés à certains égards, ils ne sont pas tous fous et sont aptes à analyser les problèmes des autres.

S’il s’agit principalement d’une comédie de situation, c’est aussi une pièce qui fera réfléchir.

« À la limite, on peut même parler d’une pièce sur la différence », conclut-il.

TOC TOC

Auteur : Laurent Baffie

Metteur en scène et adaptation : Pierre-François Legendre

Distribution : Marie-Claude St-Laurent, Noémie O’Farrell, Jean-Pierre Chartrand, Marcel Lebœuf, Diane Lavallée, Tammy Verge et Martin Laroche

Du 13 juillet au 25 août, suivi d’une tournée au Québec

À la Maison des Arts de Drummondville