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Le duo d’enfer mène l’enquête

Le duo d’enfer mène l’enquête
Photo courtoisie, Béatrice Le Grand

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L’Américain Harlan Coben, grand maître du suspense, ramène le duo d’enfer composé du détective Myron Bolitar et du privé Win Lockwood dans son nouveau thriller, Sans défense. Ils auront du fil à retordre pour retrouver deux garçons portés disparus il y a 10 ans.

Win Lockwood tente depuis 10 ans de retrouver les deux jeunes, kidnappés alors qu’ils n’avaient que six ans. Il est sur leurs traces depuis tout ce temps et voilà qu’il repère l’un des deux. Malheur : le deuxième lui échappe.

Il fait donc appel aux services de son bon ami Myron Bolitar – qui n’avait pas repris du service depuis huit ans. Les deux amis de toujours unissent leurs efforts pour explorer les coins sordides de Londres et les ruelles mal famées. Rien n’arrêtera le duo d’enfer, qui croisera quantité de personnages inquiétants.

Harlan Coben, en entrevue par courriel, raconte la genèse de ce thriller qui fait augmenter le rythme cardiaque et le niveau d’anxiété.

« Nous avons lu des histoires d’enfants kidnappés qui sont de retour après plusieurs années. J’ai pensé : que se passerait-il si deux enfants étaient portés disparus à l’âge de six ans et que, 10 ans plus tard, seul l’un d’entre eux revenait ?

« Comment tout le monde réagirait-il ? Un duo de parents serait vraiment heureux de retrouver son enfant, tandis que l’autre serait toujours dans l’inquiétude. Comment cela se passerait-il si votre enfant était porté disparu à l’âge de six ans et qu’il revenait à 16 ans ? C’était mon point de départ. »

Un cauchemar pour les parents

Le mot kidnapping est synonyme de cauchemar pour les parents. On peut se demander pourquoi il a choisi d’aborder ce thème. « C’est un cauchemar. Mais dans un cauchemar, il y a aussi de l’espoir. C’est ce sujet que j’aime aborder par l’écriture. »

Harlan Coben n’a pas fait de recherches poussées sur le sujet. Il s’est laissé porter par son travail romanesque. « J’écris de la fiction. Un journaliste d’enquête en connaîtrait davantage sur ce sujet. Je préfère laisser le roman vous raconter ce que je pense. »

Le terrible personnage de Big Ghandi, un criminel aussi grotesque que malfaisant, est totalement fictif. « Il sort tout droit de mon imagination. Mais j’ai appris que tous les personnages portent en eux une petite partie de leur créateur. Oui, je sais, c’est dérangeant... mais ne vous inquiétez pas ! »

« La plus grande amitié »

Myron Bolitar et Win Lockwood forment un duo d’enfer dans cette enquête.

« Les enquêtes menées par Myron et Win représentent la plus grande amitié possible entre deux hommes. C’est très amusant pour moi de les voir interagir. J’espère que mes lecteurs ont envie de sortir dans un pub en leur compagnie et s’amuser avec eux. Ça fait partie de l’expérience de Sans défense, je crois. »

Ils visitent Londres à nouveau, mais d’une manière totalement différente. « Je ne fais pas cela souvent, mais ça me plaît beaucoup lorsque Myron et Win sont des étrangers dans une ville. Dans Long Lost (Sans laisser d’adresse), Myron et Win ont visité Paris. Il faut savoir que je ne prétends pas être Parisien ni savoir tout de cette ville. Je ne viens pas de là. Le point de vue de Myron est donc celui d’un visiteur, qui voit Paris ou Londres d’un œil neuf. »

Verra-t-on Harlan Coben bientôt au Québec ? « J’adore le Québec et j’espère revenir sous peu. Mais je n’ai aucune tournée promotionnelle prévue cette année. En ce moment, l’écriture de mon prochain roman et le suivi de la série Safe sur Netflix me tiennent occupé. Les huit épisodes de Safe mettant en vedette Michael C. Hall (Dexter) sont présentés au Canada sur Netflix. »

  • Depuis Ne le dis à personne..., publié en 2002, les éditions Belfond ont publié 18 romans de Harlan Coben.
  • Les adaptations télé d’Une chance de trop et de Juste un regard ont battu des records d’audience sur TF1.
  • Tous ses livres sont repris chez Pocket.

EXTRAIT

Sans défense, Harlan Coben, Éditions Belfond, 395 pages
Photo courtoisie
Sans défense, Harlan Coben, Éditions Belfond, 395 pages

« Win avait envoyé une limousine noire. Elle attendait sous le porche du Dakota. La limousine l’emmena à l’aéroport de Teterboro dans le nord du New Jersey, à une demi-heure de route. L’avion de Win, un Boeing Business Jet, était déjà sur le tarmac. Il n’y avait ni sécurité à passer, ni check-in à faire, ni billet à présenter. La limousine le déposa au pied de la passerelle. L’hôtesse de l’air, une ravissante Asiatique, accueillit Myron dans un uniforme à l’ancienne, très ajusté, avec chemisier bouffant et toque. »

– Harlan Coben, Sans défense, Éditions Belfond