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Pourquoi je prive mon enfant de jouets

Pourquoi je prive mon enfant de jouets
Illustration Nathalie Samson

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Lorsque je suis tombée enceinte, j’ai fait vœu de minimalisme : offrir à ma progéniture un minimum d’objets et un maximum d’amour, d’expériences et de valeurs fondamentales.

Depuis le tout début, nous privilégions donc le jeu extérieur et les objets de meilleure qualité, majoritairement en bois, souvent de fabrication artisanale permettant non seulement de les conserver plus longtemps (et de les réparer au besoin), mais surtout de stimuler l’imagination et la créativité chez notre petit homme.

Je sais, ça sonne intense limite sectaire tout ça, mais il y a de réels avantages à acheter moins et mieux, surtout en ce qui concerne les enfants.

D’abord, parlons de zénitude au sein de la maisonnée.

Je passe moins d’une minute et quart à ranger les jouets de mon fils quotidiennement. Et vous ?

Si, comme moi, l’idée d’un salon enseveli sous une montagne de jouets de toutes sortes vous file une crise d’urticaire, vous n’êtes pas seuls. Les recherches ont confirmé que le désordre prolongé provoque la sécrétion de cortisol dans le cerveau. Résultat ? Des parents (et des enfants) stressés. En remplaçant un fouillis de plastique par moins et de meilleurs jouets, j’aime croire que je favorise un jeu (et un quotidien) un peu plus serein. Moins de ménage, plus de temps de qualité. Je me sens déjà plus zen !

Exit les jouets trop stimulants

On le sait, faire la lecture aux enfants dès leur plus jeune âge offre de nombreux avantages, notamment pour le développement du vocabulaire. Mais en grandissant, le jeu devrait aussi les inspirer à inventer leurs propres histoires, avec des jouets qui favorisent le jeu « ouvert », par exemple.

Un camion de plastique qui hurle « pimpon pimpon » à tout vent dans un show de lumière à n’en plus finir, c’est bien, mais un jouet pensé et confectionné avec soin peut devenir une source infinie d’histoires à inventer. J’aime penser que c’est mieux.

Et puis comme je ne suis pas du genre à recourir au bon vieux vino pour décompresser, c’est une simple question de survie.

Un soupçon de soucis environ­nemental, parce qu’il le faut

La surconsommation est un fléau immense, spécialement dans le fabuleux monde de la parentalité. Dès que les deux petites lignes roses apparaissent sur le test de grossesse, la folie du magasinage est lancée. Cette quête incessante de jouets et de gugusses dernier cri est extrêmement dommageable pour l’environnement. Je ne fais que penser à tout ce ramassis de plastique qui s’ajoutera immanquablement à la montagne de déchets qui met déjà une éternité à se décomposer dans les dépotoirs et je me gratte.

Je vous disais dans un autre billet que la maternité avait développé ma fibre grano. Je constate que ça a aussi affecté ma façon de consommer, ce qui n’est pas tant une mauvaise chose, à bien y penser !