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Des chercheurs branchés

Pierre Langlois
Photo PIerre-Paul Poulin Directeur de génie informatique et logiciel à Polytechnique, Pierre Langlois est un témoin de première loge des changements qui surviennent sur le marché du travail.

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Les universités sont aux premières loges pour anticiper les changements sur le marché du travail.

À Polytechnique Montréal, une nouvelle concentration en intelligence artificielle sera offerte dès l’automne 2018 dans les programmes de génie informatique et de génie logiciel.

Pierre Langlois, professeur titulaire et directeur du Département de génie informatique et génie logiciel à Polytechnique Montréal, a étudié les réseaux de neurones en génie informatique dans les années 1990.

« On savait qu’il y avait quelque chose de gros qui s’en venait. Cela dit, personne n’a soupçonné l’engouement actuel pour ces technologies. Tout le monde veut en faire en même temps et partout ».

Marché du travail

Les nouvelles technologies qui transforment les entreprises et les emplois émergent souvent de la recherche dans les universités québécoises.

« On a une bonne idée de ce qui s’en vient avant que cela frappe le marché du travail », explique M. Langlois de Polytechnique. C’est ainsi qu’ils ont vu venir les percées de l’intelligence artificielle. Il y a déjà plusieurs années que des travaux de recherche sont menés dans ce domaine dans les universités, dont ceux de Yoshua Bengio, professeur au Département d’informatique et de recherche opérationnelle à l’Université de Montréal.

Il faut dire que, à elle seule, l’intelligence artificielle fait émerger beaucoup de nouveaux métiers dans différents domaines spécialisés en robotique ou en informatique.

Sur le radar des chercheurs

Les chercheurs se concentrent sur plusieurs autres domaines de recherche. Qu’ont-ils sur leur radar ? Entre autres, les véhicules autonomes, dont la mise au point exigera encore des années de recherche. Les réseaux de communication 5G qui décuplent les vitesses de bandes passantes.

« Toutes les entreprises de télécommunications travaillent là-dessus », affirme

M. Langlois. « Il y a aussi l’internet des objets, dont le développement est intimement lié aux réseaux 5 G. Ça fait plus de cinq ans qu’on en parle, mais ça n’a pas levé encore réellement. Mais la recherche est faite ; quand le marché va le demander, les transformations seront rapides ».