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Des locataires de HLM deviennent chercheurs

Habitation loyer modique HLM
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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Des locataires de HLM deviennent chercheurs pour améliorer leur bien-être et leur environnement.

Baptisé Flash sur mon quartier, ce projet de recherche en santé mentale de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) vise à développer le pouvoir d'agir des locataires d'habitations à loyer modique. Il est offert dans six régions du Québec, dont Montréal.

«Ce sont des locataires-chercheurs parce que ce sont les experts de leur milieu de vie, alors on les amène tranquillement dans une démarche ou ils vont d'abord faire une évaluation des forces du milieu, mais aussi des besoins d'amélioration, a expliqué Dre Janie Houle, psychologue communautaire. Par la suite, ils se donnent un plan d'action et ils implantent le plan d'action.»

C’est notamment le cas aux habitations Séguin, dans le quartier Pointe-aux-Trembles, à Montréal, où 13 familles partagent une laveuse et une sécheuse. Les locataires ont donc décidé de s'organiser. Ils ont installé un tableau afin de mieux coordonner les activités. Les résidents ont aussi créé une brigade de propreté, tandis que d'autres s'occupent d'embellissement ou de sécurité.

«Les gens, parfois, ont une vision des personnes qui vivent en HLM comme étant des personnes qui peut-être s'impliquent pas, mais c'est pas vrai. Ils sont extrêmement créatifs, généreux, engagés», a souligné Dre Houle.

«Dans ce cas-ci, ç'a été vraiment très gagnant et les locataires, moi, je pense qu'il faut les voir comme des personnes avec plein de potentiel, a ajouté Élaine Saint-Onge, organisatrice communautaire de l’Office municipal d’habitation de Montréal. Des fois, il suffit qu'il y ait une petite étincelle pour pouvoir améliorer leur milieu de vie, qu'ils s'impliquent et qu'ils se valorisent dans ça aussi.»

Les Habitations Séguin comptent près de 200 logements et autant de familles.

«On augmente aussi leur capital social, c'est-à-dire le réseau de personnes qu'ils connaissent et qui peuvent les aider à atteindre leurs objectifs, à réaliser les projets qui les intéressent», a affirmé la psychologue communautaire.

Après avoir implanté le projet dans six régions, les chercheurs développent actuellement des trousses d'accompagnement qui pourront être utilisées ailleurs.