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La berce spondyle envahit la Vallée de la Matapédia

La berce spondyle envahit la Vallée de la Matapédia
Photo courtosie

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La berce spondyle, cette plante qui peut causer des brûlures, a gagné beaucoup de terrain dans la Vallée de la Matapédia. Elle est maintenant présente dans l'ensemble des municipalités de la région.

On retrouve ce type de berce, aussi appelée commune, en milieu naturel, mais également en plein cœur du centre-ville d'Amqui. Elle pousse entre les immeubles et à proximité des trottoirs.

La plante s'est propagée rapidement, notamment en raison des inondations de 2017. La terre transportée d'un secteur à l'autre pour des travaux de déblais et de remblais contribue à sa dispersion sur le territoire.

Une fleur sur un plan peut générer jusqu'à 800 graines qui peuvent à terme favoriser la création de 800 nouveaux plants.

L'Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche a été mandaté par la MRC et les municipalités pour cartographier la présence de la berce spondyle ainsi que pour tester différentes méthodes de traitement.

Pour la directrice générale de l'organisme, il faut un effort collectif pour venir à bout de cet envahisseur. La population doit participer pour aider les municipalités en l'éradiquant chez eux en prenant les précautions nécessaires.

Les citoyens doivent se couvrir les bras avec des vêtements longs, mettre des gants et se protéger le visage. Il faut l'arracher à la racine en creusant à une profondeur de 20 centimètres.

Aucun traitement connu

Actuellement, il n'existe aucun traitement homologué pour venir à bout de la berce spondyle.

«L'arrachage, c'est vraiment l'idéal. Quand on en a des centaines et des centaines dans notre cour arrière, on n'a pas nécessairement l'habileté et beaucoup de gens ont peur de se brûler en faisant des traitements, a expliqué Marie-Camille St-Amour, biologiste à l'Organisme de bassin versant Matapédia-Restigouche.

«On a donc fait des traitements expérimentaux à travers la ville d'Amqui, puis on a remarqué que les deux traitements couvre-sol qui allaient le mieux, c'est le plastique noir et le géotextile.»

La MRC et différentes municipalités contribuent financièrement aux travaux de l'organisme puisque la berce représente un risque pour la santé des citoyens.

«Plusieurs municipalités contribuent à ce projet-là parce que c'est une préoccupation. Il y en a plusieurs qui ont déjà identifié des parcelles, il y en a d'autres qui n’en ont pas identifié et qui savent que ça peut s'en venir rapidement. C'est toujours la santé des citoyens qui est importante», a expliqué Chantale Lavoie, préfète de la MRC de la Matapédia.

Le Bas-St-Laurent est l'une des régions de la province où l'on retrouve le plus de brûlures par berce.