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La Mecque des pièces d’auto recyclées pour les carrossiers

Près de 50% du chiffre d’affaires de 400 M$ de LKQ au Canada vient du Québec

Steve Labbé, directeur général de LKQ Pintendre, a annoncé hier le début des travaux de construction d’un nouvel entrepôt de 40 000 pieds carrés au coût de 5 millions $. L’investissement permettra de soutenir la croissance des activités sur ce site.
Photo Stevens LeBlanc Steve Labbé, directeur général de LKQ Pintendre, a annoncé hier le début des travaux de construction d’un nouvel entrepôt de 40 000 pieds carrés au coût de 5 millions $. L’investissement permettra de soutenir la croissance des activités sur ce site.

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La multinationale américaine LKQ investit 5 M$ pour soutenir la croissance de ses activités de Lévis qui est la Mecque des pièces d’auto recyclées au Québec avec un volume de 3000 appels par jour.

La croissance des ventes justifie cet investissement de la part de la multinationale américaine puisque près de 50 % du chiffre d’affaires réalisé au Canada provient en effet du Québec. En 2007, Pintendre auto, propriété de la famille Carrier, a été vendue à LKQ qui est une société cotée à la Bourse (LKQ CORP).

Le marché de la vente de pièces recyclées est des plus florissants et ce n’est pas terminé, car la société prévoit d’autres acquisitions à l’échelle du pays.

« On continue d’être à la recherche de nouveaux emplacements », a affirmé Derek Willshire, vice-président Canada de LKQ Corporation.

En plus de Pintendre auto, LKQ est devenue propriétaire, au fil des ans, des entreprises Pro Body et BMC de Belœil ainsi que de Pièces automobiles Lecavalier, Cross Canada Parts, Keystone, etc.

« Au niveau des grandes villes, le marché commence à être bien desservi. On regarde pour des marchés secondaires », a ajouté M. Willshire.

LKQ réalise près de 400 M$ de chiffre d’affaires au Canada. Les ventes à l’échelle internationale frôlent les 12 G$. En 2017, la société a réalisé 28 acquisitions dans 20 pays.

« Nous avons été très agressifs pour consolider un marché qui était fragmenté. On est fidèle à notre stratégie qui consiste à identifier les meilleurs joueurs par secteur. On les achète et on les fusionne au réseau », a expliqué M. Willshire, qui travaille sur d’autres acquisitions.

La manne des recycleurs

LKQ se dit prête à faire face à l’avènement des voitures électriques, avec un personnel formé en conséquence.

« Cela amène un paquet de nouvelles opportunités. Ces pièces-là sont beaucoup plus informatisées et électroniques. Ce sont des pièces à grande valeur », a-t-il souligné.

L’entreprise récupère de plus en plus de pièces d’équipement technologique, comme les caméras de recul. Chaque pièce des véhicules démantelés est numérotée et répertoriée dans une vaste base de données. En plus des commandes en ligne, 24 personnes sont affectées à la prise des commandes par téléphone chez LKQ Pintendre.

Les encans

Rien qu’à Lévis, LKQ réalise un chiffre d’affaires de 54 millions $.

Près de 10 000 voitures et 300 camions sont démantelés annuellement.

L’entreprise s’approvisionne essentiellement dans les encans et auprès des compagnies d’assurance.

Le nouvel entrepôt de Lévis servira principalement à l’entreposage de pièces neuves similaires. La construction sera terminée en décembre prochain.

 

LKQ en quelques chiffres :

  • 1500 sites à travers le monde
  • 48 au Canada
  • 43 000 employés 
  • 304e rang au Fortune 500
  • 850 000 véhicules recyclés en 2017