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Un humour désopilant

Pierre, Jean, Jacques vaut sûrement le déplacement

Benoît Brière, Luc Guérin et Martin Drainville
Photo courtoisie, David Ospina Martin Drainville, Benoît Brière et Luc Guérin s’amusent ferme dans la comédie estivale Pierre, Jean, Jacques présentée au Théâtre du Vieux-Terrebonne.

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Fidèles à eux-mêmes, les trois complices, Benoît Brière, Luc Guérin et Martin Drainville, réunis sur les planches du Théâtre du Vieux-Terrebone dans la pièce Pierre, Jean, Jacques, ont une fois plus réussi à divertir leur public grâce à un humour déjanté.

Le traditionnel trio des Productions Ménage à trois nous transporte pour la saison estivale dans l’univers de Ray et Michael Cooney, où l’on déborde d’originalité pour amuser son public.

Les trois têtes d’affiche, qui ont également fait l’adaptation québécoise, offrent une excellente prestation et une belle complicité tout au long du spectacle.

Installés dans une magnifique maison de banlieue qu’ils ont louée, on découvre d’abord Pierre et Linda, un couple interprété par Benoît Brière et Évelyne Rompré, qui font les cent pas, angoissés à l’extrême. Pour cause, ils attendent madame Potvin, directrice d’une agence d’adoption. Le couple est en train de finaliser le processus d’adoption d’un enfant et souhaite, bien entendu, faire bonne impression. Ils sont surtout inquiets de ne pas être encore propriétaires de la maison qu’ils occupent, qui est un tantinet au-dessus de leur moyen.

Deux frères indésirables

Évidemment, les choses vont s’envenimer avec la présence de Jean et de Jacques (Luc Guérin et Martin Drainville) les deux frères de Pierre. Jacques, qui vient d’arriver de Plattsburgh, est impliqué dans la vente de cigarettes de contrebande et a une quantité incalculable de boîtes de cigarettes à sortir de son véhicule. Assez pour attirer l’attention d’un policier qui fait sa ronde. Et comme si ce n’était pas suffisant, il a avec lui deux réfugiés illégaux qui ne parlent pas français.

Quant à Jean, qui travaille comme concierge dans un hôpital, il a eu l’idée saugrenue de rapporter des morceaux de corps humains démembrés afin de les dissimuler dans le jardin de son frère. L’idée étant de simuler la macabre découverte au propriétaire dans le but de faire baisser le prix de vente de la maison afin qu’elle devienne accessible au couple.

Bref, l’arrivée des deux frères de Pierre apportera son lot d’embarras pour compromettre le cadre familial favorable tant espéré par le couple pour séduire madame Potvin.

Multiples quiproquos

Composée de quiproquos à profusion, la pièce fait rire, même si elle parvient à faire monter d’un cran la pression, notamment durant la première moitié de la pièce, où le sac gênant contenant des restes humains devient de plus en plus embarrassant. Le jeu de Benoît Brière, qui est présent du début à la fin, qui fait mille et une pirouettes pour réparer les pots cassés parvient à dérider la salle à un rythme époustouflant, parfaitement bien réglé par Alain Zouvi à la mise en scène.

Si l’humour de style vaudevillesque tombe parfois un peu trop dans l’absurde, il s’agit néanmoins d’une pièce très amusante.



► Pierre Jean Jacques, à l’affiche jusqu’au 18 août au Théâtre du Vieux-Terrebonne