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Des citoyens inquiets des feux allumés sous une conduite de gaz

Transports Québec va installer une deuxième clôture malgré l’optimisme d’Énergir

Louis Cantin s’inquiète que des fêtards viennent allumer des feux sous une conduite de gaz située sous le pont Vachon à côté duquel il réside. Derrière lui, on voit les restes d’un feu allumé quelques jours auparavant. 
Photo Vincent Larin Louis Cantin s’inquiète que des fêtards viennent allumer des feux sous une conduite de gaz située sous le pont Vachon à côté duquel il réside. Derrière lui, on voit les restes d’un feu allumé quelques jours auparavant. 

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Des fêtards qui allument des feux sous une conduite de gaz située sous un pont à Laval font craindre le pire à des citoyens du secteur même si l’entreprise responsable du pipeline assure que la situation ne présente aucun risque.

« Quand je pense qu’il pourrait y avoir une fuite pendant que des jeunes font un feu sous la conduite, j’ai peur pour mes enfants », soupire Louis Cantin.

Cet enseignant, anciennement ingénieur en mécanique, réside à un jet de pierre du pont Vachon, qui permet à l’autoroute 13 d’enjamber la rivière des Mille Îles vers Saint-Eustache, sur la couronne nord.

Tous les étés depuis plus de 10 ans, des individus de tout âge vont sous ce pont pour y faire la fête et y allument des feux pouvant atteindre parfois une dizaine de pieds sous la conduite de gaz qui entre dans le sol à cet endroit, affirme M. Cantin.

« J’ai déjà vu les flammes lécher carrément la conduite », précise-t-il d’un air inquiet.

Plaque de métal

La compagnie à qui appartient la conduite, Énergir (anciennement Gaz Métro), assure pourtant que l’installation est sécuritaire.

« Nos équipes sont allées inspecter la conduite [récemment] et ont confirmé le bon état de cette dernière », précise une porte-parole de l’entreprise, Maude Hébert-Chaput.

« Les feux de joie ne sont pas un risque [...] puisqu’une plaque de métal est installée sous la conduite et permet de la protéger », ajoute-t-elle en admettant que les perturbations causées par les fêtards puissent être désagréables pour les résidents du secteur.

Toutes les deux semaines, dit Louis Cantin, les pompiers et les policiers viennent y faire des arrestations. Comme il est souvent aperçu au téléphone par les fêtards, il affirme être couramment victime de vandalisme, notamment sur sa voiture, dont les pneus ont été crevés à maintes reprises.

« Il suffirait qu’on installe une clôture, ou un panneau d’avertissement. Peut-être que ça les convaincrait d’aller ailleurs », estime-t-il.

De son côté, le ministère des Transports (MTQ) indique avoir déjà mis en place une clôture pour restreindre l’accès au-dessous du pont Vachon. Mais comme Le Journal a pu le constater, cette dernière n’empêche personne de s’y rendre.

« On va installer une [autre] clôture temporaire le temps d’évaluer s’il y a lieu de mettre en place d’autres mesures pour restreindre l’accès », a indiqué Sophie Paquet, porte-parole du MTQ.

Il n’est toutefois pas possible d’installer des barrières jusqu’à l’eau, explique-t-elle en recommandant aux citoyens inquiets de contacter les services d’urgences de Laval s’ils constatent du grabuge.

Une porte-parole de la Ville de Laval précise d’ailleurs que la police et son service des incendies sont au courant de la situation et gardent l’œil ouvert.