/news/society
Navigation

Des parents réclament un soutien financier équitable pour tous les enfants handicapés

Boy playing with sand in preschool. The development of fine motor concept. Creativity Game concept
galitskaya - stock.adobe.com

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | Les familles d’accueil reçoivent plus d’argent de l’État que les parents d’enfants handicapés, selon une étude menée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton dévoilée mercredi.

S'appuyant sur cette étude réalisée pour les organismes L'Étoile de Pacho et Parents jusqu'au bout, les parents d’enfants handicapés dénoncent l’injustice dont ils sont victimes en matière de soutien financier et réclament la parité entre l'aide qui leur est accordée et celle que reçoivent les familles d’accueil.

En effet, l’étude révèle que l'État verse en moyenne 44 264 $ annuellement aux familles d'accueil prenant soin d'un enfant handicapé, alors que les parents qui gardent leur enfant handicapé à la maison reçoivent quant à eux 25 632 $.

Cet écart moyen de 18 632 $ pénalise de façon importante les parents qui s'efforcent de payer les médicaments, les soins d'hygiène et les nombreux soins médicaux spécialisés dont leur enfant a besoin.

«Mon fils ne sera jamais autonome. On doit le nourrir par gavage toutes les quatre heures. Il nécessite une présence infirmière 24 heures sur 24 et la facture pour ses soins s'élève à près de 55 000 $ par année. J'ai dû laisser mon emploi pour m'occuper de Zakary. Mon fils aurait accès à plus de services s'il était placé en famille d'accueil. Ça n'a aucun sens et c'est complètement injuste», a déploré Marie-Ève Tétreault, maman de Zakary, 4 ans.

«Pas assez handicapé» pour recevoir le SEHNSE

L'écart réel est encore plus important pour les familles qui n'ont pas droit au SEHNSE, le Supplément pour enfant handicapé nécessitant des soins exceptionnels établi par le gouvernement provincial en 2016. Parce que le SEHNSE ne prévoit pas de niveaux intermédiaires, les demandes soumises par plus de 50 % des familles pour bénéficier de ce programme ont été refusées, le gouvernement ayant jugé que le handicap des enfants concernés n'est pas assez sévère. Seuls 1634 des 36 000 enfants handicapés au Québec y ont accès.