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La magie des toits de Paris

Crépuscule sur Paris vu de ma chambre d’hôtel. Quel spectacle ! Le clocher à droite est celui de Saint-Germain-des-Prés où fut baptisé celui qui devint le premier archevêque de Nouvelle-France, Mgr de Laval, qui a donné son nom à une ville et à une université.
Photo courtoisie, Gilles Proulx Crépuscule sur Paris vu de ma chambre d’hôtel. Quel spectacle ! Le clocher à droite est celui de Saint-Germain-des-Prés où fut baptisé celui qui devint le premier archevêque de Nouvelle-France, Mgr de Laval, qui a donné son nom à une ville et à une université.

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Il y a deux ans, la mairie du 9e arrondissement de Paris a voulu inscrire les toits de sa ville au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Pourquoi pas ? Combien de fois dans ma jeunesse la radio n’a-t-elle pas fredonné la chanson Sous les toits de Paris ?

Voilà ces toits si souvent chantés qui font le bonheur des chats et qu’une mairie veut inscrire au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Voilà ces toits si souvent chantés qui font le bonheur des chats et qu’une mairie veut inscrire au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

À l’époque, fort jeune, je ne pouvais guère imaginer ce que cela pouvait évoquer. Je ne connaissais que les toits remplis de gravier ou goudronnés. Une fois à Paris, dans ma chambre au 5e étage, j’ai enfin pu voir ! Cette chanson dont je parle vient d’un film franco-allemand célébré par la critique internationale en 1930 comme « le plus beau film de tous les temps »... (Imagine-t-on un film appelé Sous les toits de Montréal ? À part nos escaliers extérieurs et certaines corniches, l’architecture ne nous avantage pas.) À Paris, j’aime à me percher pour photographier la ville. Les toitures sont un univers en soi. Et la modernisation, heureusement, n’a pas entamé ce charme si particulier.

Verdeur nouvelle

La mode des terrasses sur le toit provient des pays anglo-saxons, mais elle conquiert Paris avec bonheur. Évidemment, les Parisiens, anglomanes maniaques, inconscients de leur ridicule, parlent de rooftops pour désigner ces bars et restaurants juchés en hauteur... Ajoutez à cela la mode (bénéfique) de l’apiculture urbaine, qui vise à produire du miel et à aider les abeilles décimées par la pollution, et celle des jardins urbains, et vous avez une verdeur nouvelle !

Il y a tellement de vie et de beauté sur les toits de Paris que ce griffon de Notre-Dame ne doit jamais s’ennuyer !
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Il y a tellement de vie et de beauté sur les toits de Paris que ce griffon de Notre-Dame ne doit jamais s’ennuyer !

Bref, les toits de Paris, déjà magnifiques il y a cent ans, ont un bel avenir devant eux : bars, cafés, jardins, fermettes, etc. Le photographe n’a pas fini de s’émerveiller.

Cet amuseur public/acrobate nous rappelle que Paris est la ville natale du nouveau sport appelé parkour.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Cet amuseur public/acrobate nous rappelle que Paris est la ville natale du nouveau sport appelé parkour.

Les toits de Paris offrent une sorte de trottoir alternatif, certes dangereux, mais praticable. Le nouveau sport appelé parkour (du mot français parcours) est sans surprise né dans cette ville, d’abord, me dit-on, en banlieue pour fuir la police, mais Paris-centre offre un magnifique terrain de jeu en hauteur aux adeptes de cette course à obstacles urbaine.

Les toits de Paris ont même un site internet appelé Toi toi mon toit pour les répertorier : toitoimontoit.fr Allez-y voir. C’est impressionnant.