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Des ouvriers en grève à cause du transfert de Cristiano Ronaldo

Des ouvriers en grève à cause du transfert de Cristiano Ronaldo
AFP

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L’un des plus grands joueurs de soccer de tous les temps, Cristiano Ronaldo, change de club. Il passe du Réal Madrid à la Juventus de Turin pour la modique somme de 130 millions de dollars US.

Si les fans de la Vieille Dame jubilent, les ouvriers de la maison Fiat, eux, ne sont pas très contents de la décision.

Ils reprochent à la Famille Agnelli, propriétaire de la Juventus et de la compagnie automobile, de dépenser d’énormes sommes pour un joueur alors que les ouvriers «se serrent toujours plus la ceinture».

Ils ont même déclaré une grève à leur usine de Melfi dans le sud de l’Italie du 15 au 17 juillet.

Cette petite anecdote vient démontrer toute la dualité du foot-spectacle. Opium du pauvre et revenu du riche; populaire et opulent; véhicule des plus belles émotions et source d’injustice. 

Est-ce normal de débourser plus de 100 millions de dollars pour un joueur alors que des centaines d’ouvriers attendent que leurs conditions s’améliorent depuis des années? Le contraste est frappant.

Ce transfert conservera une certaine amertume trempée d’inégalités.

Pourtant, des ouvriers turinois dans la même situation que leurs comparses du Sud auront sûrement applaudi la venue de la superstar du ballon rond.

Car la nature est complexe. Les rencontres du dimanche au stade et les retournées acrobatiques de Ronaldo sont aussi des moments de bonheur authentique.

Peu importe si de grands propriétaires les utilisent contre la qualité de vie des gens ordinaires?

Assurément pas, mais ainsi vont les affaires libérales. 

Peut-être que les ouvriers devraient apprendre à tirer des coups francs...

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