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Il meurt en allant rejoindre sa conjointe sur le point d’accoucher

Il avait confié vouloir demander la main de sa conjointe après l’heureux événement

Il meurt en allant rejoindre sa conjointe sur le point d’accoucher
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TROIS-RIVIÈRES | Un homme de 36 ans très heureux de devenir père est mort dans un bête accident de la route, tandis qu’il allait retrouver sa conjointe à temps pour la naissance imminente de leur premier enfant.

« C’était son premier enfant, le rêve de sa vie. Il voulait être présent à l’accouchement. Il avait tellement hâte de le prendre dans ses bras», confie le cœur gros Daniel Savard, le père de la victime.

Jean-Danyel Savard, un monteur de lignes de 36 ans qui voyageait beaucoup pour le travail, avait quitté l’Ontario mercredi en direction de Saint-Félicien. Il voulait être sur place lors de l’accouchement de sa conjointe des trois dernières années, Julie Duchesne.

Il avait récemment fait part à ses parents de son désir de la demander en mariage à la naissance du bébé, un garçon.

«Il ne pensait jamais qu’il allait trouver l’amour de sa vie», lâche douloureusement M. Savard.

Destin tragique

Le destin en a voulu autrement. Vers la fin de l’avant-midi, mercredi, un camion-citerne a fait une crevaison sur l’autoroute 40 à la hauteur de Trois-Rivières.

La citerne a ensuite dévié, percuté un autre poids lourd, pour ensuite traverser le terre-plein et frapper de plein fouet la camionnette qui arrivait en sens inverse.

Le futur père, qui est aussi le frère du comédien David Savard, est décédé sur le coup.

«Il va toujours manquer une personne à table...», dit la mère de la victime, Madeleine Lamothe, la voix nouée par la tristesse.

Elle se raccroche à l’idée de bientôt pouvoir chérir le nouveau venu.

«Ça va être ce qui va nous rester de plus précieux de Jean-Danyel», dit-elle.

La conjointe de la victime se porterait bien dans les circonstances, selon ses beaux-parents.

Gars de cœur

Julie Duchesne et Jean-Danyel Savard dans des moments plus heureux.

«Jean-Danyel était un gars de cœur. Il était très aimé. La famille et les amis, c’était important pour lui. Il était vraiment une bonne personne et on est fiers de lui», dit son père.

Il le décrit comme un homme qui aimait le plein air, la pêche, le VTT. «Il aurait passé sa vie dans la forêt.»

«Dites à vos enfants que vous les aimez tous les jours. Communiquez avec eux. Je lui disais à mon fils que je l’aimais, mais je ne pourrai plus le faire», dit-il, la voix rompue par l’émotion.