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La pudeur d’Anne-Marie Losique

Anne-Marie Losique
Photo courtoisie, Franca Perrotto Le spectacle Les dessous d’Anne-Marie sera présenté une seule fois, mercredi soir, au Monument-National.

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Anne-Marie Losique s’apprête à se dévoiler, bien plus que sur les clichés suggestifs qu’elle publie sur ses réseaux sociaux. L’animatrice, aujourd’hui devenue femme d’affaires, devra se mettre à nu sur un plan beaucoup plus intime cette semaine avec Les dessous d’Anne-Marie, un spectacle où elle lève le voile sur son identité et son passé comme elle ne l’aura jamais fait : sans aucune pudeur.

« Je suis très pudique », confie Anne-Marie Losique, le plus sérieusement du monde. Venant d’elle, une affirmation de la sorte fait sourciller. Et ça, elle le remarque aussitôt. « Non, non. Pas dans ce sens-là », dit-elle en riant.

« Les gens associent le mot pudique à la sexualité. Mais ce n’est pas nécessairement ça. Pas dans mon cas, en tout cas. Je suis très à l’aise avec qui je suis, j’ai confiance en moi. Mais je n’ai jamais été un livre ouvert. Je ne parle pas beaucoup de moi-même, c’est une manière de me protéger », poursuit-elle en entrevue avec Le Journal.

Survivre grâce au personnage

En effet. Depuis ses débuts, Anne-Marie­­­ Losique a pris l’habitude d’éviter les questions relevant du domaine privé, ou même intime. Il est très difficile, voire impossible, d’apprendre le moindre détail concernant sa vie amoureuse ou familiale. Et encore plus d’obtenir son âge. Ce mécanisme de défense bien en place lui ayant permis de « survivre » dans cette industrie, nous indique-t-elle.

« Je trouve ça inconcevable que des gens que je n’ai jamais rencontrés de ma vie connaissent des détails de ma vie privée. Alors je n’en parle pas. Il y a une certaine impudeur quand les gens étalent leur intimité sans qu’on le leur demande. Je me souviens avoir été assise sur des chaises de maquilleuses et me faire raconter des histoires tellement intimes que je n’avais pas du tout envie de savoir. Je n’ai pas envie de me faire imposer ce genre d’information. Je suis consciente qu’on est dans cette ère, mais il ne faut pas toujours suivre les tendances. Moi je suis qui je suis. Point à la ligne », affirme-t-elle.

Bas les masques

Ainsi, le célèbre « personnage » derrière lequel Anne-Marie Losique est tapie depuis tant d’années, cette femme aguicheuse et lubrique, est né de lui-même. Mais le masque commence à tomber. Tranquillement. La principale intéressée promet de le retirer, du moins partiellement, sur la scène du Monument-National cette semaine, à l’invitation du Zoofest.

Elle se retrouvera donc sur scène durant­­­ 60 minutes avec son spectacle Les dessous d’Anne-Marie, le temps d’une soirée où la femme d’affaires entend bien déboulonner certaines idées préconçues, souvent fausses, avec autant d’humour que d’autodérision.

Car Anne-Marie Losique le sait très bien : la perception que les gens ont d’elle diffère souvent de la réalité. Parfois même, ces deux images sont aux antipodes l’une de l’autre. Par exemple ? Ceux qui lui rendent visite dans ses bureaux où elle a fondé et dirige sa chaîne pour adultes Vanessa Média risquent de tomber des nues.

« Les gens s’imaginent qu’ils vont y voir des filles nues danser autour de poteaux. Ils pensent aussi que je travaille en lingerie et talons hauts, alors que je suis souvent en pyjama avec un chandail à capuchon. C’est beaucoup moins glamour que ce qu’ils croient », lance-t-elle riant.

« Mais je ne le prends pas personnellement. Loin de là, même. Si les gens ont cette perception-là, je trouve ça fabuleux. Ils n’ont pas besoin de savoir nos problèmes ; on fait du divertissement, alors c’est ce côté-là qui doit ressortir », ajoute-t-elle.

« Le look ? Who cares ! »

D’ailleurs, ce personnage est loin de lui avoir nui dans le monde des affaires. Le nom d’Anne-Marie Losique circule de plus en plus dans le monde de l’érotisme, tant au Canada qu’aux États-Unis. Récemment­­­, il s’est également mis à trouver écho jusqu’en Europe avec un partenariat pour la représentation nord-américaine des productions Marc Dorcel, chef de file en matière de pornographie en France.

« En affaires, j’ai toujours été prise très au sérieux, en partie grâce à ce personnage qui a une identité très forte. Dans ce monde-là, c’est le rendement qui compte. Le look ? Who cares ! », souligne­­-t-elle.

N’empêche, il est maintenant l’heure pour Anne-Marie Losique de laisser sa pudeur dans la loge du Monument-National­­­. Mais comme il n’y aura qu’une seule représentation du spectacle Les dessous d’Anne-Marie (le concept des soirées Ben voyons donc ! l’oblige, Gilbert Rozon, Joël Legendre et Annie Brocoli s’étant prêtés au jeu les années précédentes), ne vous attendez pas à ce que la femme d’affaires en prenne l’habitude...