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Décriminalisation des drogues: l’Association canadienne de santé publique appuie Toronto

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OTTAWA – L’Association canadienne de santé publique (ACSP) a joint sa voix à celle de la Ville de Toronto, mardi, afin d’exhorter le gouvernement fédéral à décriminaliser toutes les drogues.

«La crainte de la justice pénale ne suffit pas à dissuader les gens de consommer des drogues illicites. Avant que la consommation de drogue ne fasse d’autres victimes, le gouvernement fédéral devrait commencer à gérer toutes les substances psychotropes selon une démarche de santé publique», a indiqué le directeur général de l’ACSP, Ian Culbert.

L’organisme recommande de décriminaliser la possession et la vente de petites quantités de substances psychotropes. Il suggère au gouvernement de remplacer les peines judiciaires par des solutions de rechange axées sur la santé publique, comme les traitements et la prévention.

L’ACSP prône également l’amnistie des contrevenants condamnés par le passé pour la possession de petites quantités.

La Commission de la santé publique de Toronto a appelé Ottawa à décriminaliser toutes les drogues pour consommation personnelle, lundi. La métropole ontarienne, qui a connu un nombre record de 303 surdoses mortelles en 2017, espère que le gouvernement provincial et les grandes municipalités au pays lui emboîteront le pas.

La Ville de Vancouver avait déjà fait de même en mars dernier.

Officiellement, la décriminalisation de toutes les drogues fait partie des politiques du Parti libéral du Canada (PLC) depuis le congrès de la formation tenu au printemps à Halifax.

L’initiative, soutenue par les militants, a toutefois été rapidement écartée par le gouvernement Trudeau, qui consacre ses efforts à la légalisation du cannabis.

Basée sur le modèle adopté en 2001 au Portugal, la proposition vise à contrer la crise des opioïdes ayant fait plus de 4000 morts au Canada l’an dernier. L’objectif est de diriger les toxicomanes vers le système de santé plutôt que vers la clandestinité ou la prison.