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Adios au gros égo de Denis Coderre

Formule E
Photo Martin Chevalier

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Le fiasco de la Formule E

Les politiciens et le patronat sont comme ça. Pour vous embarquer dans leurs patentes qui ne profiteront qu’à eux et à leurs amis, ils mettent constamment le paquet pour vous intoxiquer et pour vous faire cracher de l’argent, quitte à couper dans les services publics ou à vous taxer davantage. Pour ce faire, ils embauchent des lobbyistes, des universitaires et des « experts » afin de vous en mettre plein la vue en termes d’enrichissement collectif, d’énormes retombées économiques, de vertus écologiques, de valeurs culturelles, etc. C’est un peu ce qui s’est produit avec la Formule E de Denis Coderre, qui a mis les Montréalais devant le fait accompli après des tractations secrètes afin de faire passer son affaire que les gens ne voulaient pas. Encore plus ceux à qui on a imposé le parcours de la course de chars électriques dans des quartiers résidentiels : « Formule E : les résidents ne décolèrent pas » (Journal Métro, 30 juillet 2017). Des chialeurs et des égoïstes qui paralysent le progrès claironnaient les promoteurs.

Des coûts d’environ 30 millions $ et des poursuites

La patente patentée à Denis Coderre aura coûté aux Montréalais environ 30 millions de dollars et même plus si on ajoute les coûts internes des employés municipaux : « Des contrats bien dissimulés pour la FE. Les contribuables ont payé pour une foule de dépenses qui n’apparaissent pas dans le budget officiel » (Le Journal de Montréal, 27 mars 2018). En plus : « Formule E. 30 contrats sans appel d’offres ». Sans appel d’offres afin de favoriser le groupe qu’il avait choisi (un ami?), comme dans : « Fiasco de la Formule électrique. Tout pour favoriser Evenko » (Le Journal de Montréal, 29 mai 2018).

Ce n’est qu’un début, continuons les friponneries

Le « success-story » de Denis Coderre s’est avéré un calvaire sur le plan financier : « Formule E : déficit de 13.6 millions et mise en demeure » (Radio-Canada, 5 février 2018). Vous n’en avez pas fini avec cette patate chaude, car les affairistes se sentent lésés et tiennent à être dédommagés : « Formule E : les créanciers réclament 32.4 millions » (Le Devoir, 24 février 2018). Qui va payer la note de ces arrivistes opprimés puisque : « Les actifs de Montréal c’est électrique pourraient se limiter à 265 000 $ ». Montréal c’est électrique, un organisme sans but lucratif que Denis Coderre avait créé afin de ne rien rendre public.

Des rapports dévastateurs

Premièrement, il y a eu le rapport du Bureau de l’inspecteur général de la ville de Montréal (BIG) qui a conclu en termes très clairs que : « Formule E. Rapport dévastateur du BIG. L’administration Coderre a agi au mépris de ses propres règles et en ignorant l’avis de ses services juridiques » (Le Devoir, 29 mai 2018). Et puis il y a eu le rapport de la vérificatrice générale de la Ville de Montréal : « Formule E. la vérificatrice générale écorche à son tour Denis Coderre » (Le Devoir, 19 juin 2018). Elle a signalé que : « L’administration municipale (de Coderre) n’avait aucune vision globale des enjeux et des risques de ce projet d’envergure ». Comme comble de lâcheté, il y a le nouveau chef du parti de Denis Coderre, maintenant appelé Ensemble Montréal, monsieur Lionel Perez qui, ne voulant pas admettre les faits et voulant protéger son mentor Denis Coderre, a imputé la faute de cet échec retentissant aux fonctionnaires de la ville de Montréal qui auraient mal informé le pauvre Denis Coderre. Bravo à Valérie Plante pour sa réponse pleine de raison : « Blâmer aujourd’hui les fonctionnaires, je trouve ça petit » (Le Devoir, 20 juin 2018). C’est connu, les commis d’État ont le dos large!

Denis Coderre le philanthrope

On comprend Denis Coderre d’avoir tenu ça mort, comme dans « Coderre refuse de donner des chiffres sur la Formule E » (Le Journal de Montréal, 26 septembre 2017). Mais quelle générosité de sa part! « Formule E. Au moins 20 000 billets ont été donnés » (Le Devoir, 2 novembre 2017). Même gratuitement les gens n’en voulaient pas! Il aurait fallu que Denis Coderre paie les gens pour assister à sa pacotille : « Formule E. Seulement 5000 amateurs auraient acheté des billets » (Le Journal de Montréal, 1er novembre 2017). Reconnaissons au moins le sens de l’humour de Denis lorsqu’il a dit : « Formule E. “Il n’y a rien d’imposé” assure Coderre » (Le Devoir, 26 juillet 2017). Et c’est avec ça, et l’illumination du pont Jacques-Cartier, un autre « gugusse » de Denis au coût de 40 millions $, qu’il était censé mettre Montréal sur la « map » comme il le disait. Puis-je féliciter à nouveau la nouvelle mairesse Valérie Plante pour son initiative : « Valérie Plante met fin à la Formule E à Montréal » (Le Devoir, 19 décembre 2017). Ah oui, Denis Coderre n’avait de cesse de vanter les vertus écologiques de la voiture électrique même si : « Le maire Coderre possède deux VUS énergivores » (La Presse, 26 juillet 2017).

Comme Michaëlle Jean

Denis Coderre ne regardait pas à la dépense afin de bien paraître puisque ce n’était pas lui qui payait la facture : « Près de 440 000 $ pour écrire les discours de Denis Coderre » (Journal Métro, 30 octobre 2017). Et aussi, monsieur voulait toujours savoir ce que les méchants médias rapportaient sur lui : « Depuis 2012. 400 000 $ en contrats de revue des médias pour la Ville de Montréal » (TVA Nouvelles. 31 octobre 2017). Et pour fêter le 375e anniversaire de Montréal, Denis Coderre a fait un petit party personnel sur votre bras : « Party de 266 000 $ à vos frais. 14 000 $ d’alcool. Une chanson de Gregory Charles à 10 000 $. Et une recette culinaire payée au pâtissier Patrice Demers pour 4 700 $ » (Le Journal de Montréal, 26 avril 2018). J’espère que Denis Coderre a pensé à faire breveter la chanson et la recette!

I’m the boss

En 2012, Denis Coderre a reçu un ticket et il a pété les plombs : « Denis Coderre aurait menacé une policière » (Le Journal de Montréal, 16 mai 2017). Il a dit à la policière : « Je serai ton futur boss ». Tête enflée vous dites? Je dirais même plus : « Frustré, le maire Denis Coderre s’est défoulé en appelant le chef de la police » (Le Devoir, 6 juin 2017). En somme, comme le dit le poète : « Les tickets, c’est pour les autres ».

Pas de complexe

« Je pars la tête haute » (Le Devoir, 6 novembre 2017). Aie, dites-moi que c’est juste une « joke » que Denis a lancée lorsqu’il a affirmé que : « C’est sûr que vous allez me revoir » (Le Devoir, 9 novembre 2017). Et comme d’autres politiciens, Denis Coderre s’est trouvé une job bidon de lobbyiste chez Stingray, une entreprise de services musicaux, à qui il pourrait vendre la chanson à 10 000 $ composée par Gregory Charles?

Les appuis à Denis Coderre

Le 31 mai 2018, Bryan Myles a signé un éditorial dans Le Devoir intitulé : « Fiasco de la formule E. Honte à Coderre ». Bah, cela n’avait pas empêché en 2017 le même Brian Myles et Le Devoir, dans un éditorial du 4 novembre 2017, d’appuyer la candidature de monsieur Coderre comme futur maire de Montréal : « Denis Coderre avec un bémol ». Meilleure chance la prochaine fois à Bryan Miles!

Comme vire-capot prétendument écologiste, il ne se fait pas mieux que l’ancien chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui, misant sur la victoire de Coderre, a quitté son parti pour rejoindre Équipe Coderre. Et après la défaite de Denis Coderre, il a approché Valérie Plante et d’autres pour revenir à Projet Montréal. Vraiment pathétique. Une autre bonne est celle de l’ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe qui avait donné son appui à son ami : « Gilles Duceppte appuie Denis Coderre » (La Presse, 3 novembre 2017). Gille Duceppe, comme les anciens chefs du Bloc, Lucien Bouchard et Michel Gauthier (qui vient de se joindre au parti Conservateur fédéral), de vrais progressistes et je dirais même de socialistes. Et vous, qu’en pensez-vous? Ah oui, Gilles Duceppe n’appuyait pas Valérie Plante qu’il trouvait trop près de Québec solidaire et du NPD. Ayoye! J’arrête drette là avant que mes fusibles sautent.

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