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Bergevin a ignoré Pacioretty pendant des mois

Bergevin a ignoré Pacioretty pendant des mois
Photomontage, Le Journal

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La poussière continue de s’accumuler dans le dossier Max Pacioretty. L’attaquant de 29 ans est toujours avec le Canadien un mois après avoir refusé une prolongation de contrat des Kings de Los Angeles.

Des rumeurs l’ont envoyé depuis aux Panthers de la Floride, aux Blackhawks de Chicago, aux Penguins de Pittsburgh et aux Islanders de New York. Mais il ne s’est toujours rien passé.

Pacioretty est toujours membre à part entière du Canadien. Le tournoi de golf de sa fondation aura lieu le 28 août au Club de la Vallée du Richelieu, peu importe qu’il fasse encore partie ou non de l’organisation à cette date.

Mais contrairement aux années passées, le service des communications du Tricolore ne sera pas sur place pour apporter son concours dans le travail des médias.

Il y aura sûrement des coéquipiers de Pacioretty, mais il faudra voir s’il y aura des dirigeants de l’organisation.

Les choses en sont là.

En brouille depuis l’hiver dernier

Marc Bergevin ne veut pas prolonger l’entente de son capitaine, ce qui pourrait finir par lui coûter cher en marge d’une transaction.

La valeur de Pacioretty serait sans doute meilleure s’il était sous contrat au-delà de la prochaine saison.

L’attaquant se tient peinard pour le moment. Il n’accorde pas d’entrevues. Il estime que le dossier est déjà suffisamment compliqué sans qu’il ait à ajouter quoi que ce soit.

Mais ça jase en coulisses. Des sources bien au fait des événements, que je ne peux identifier, savent ce qui se passe.

Le torchon brûle entre Bergevin et Pacioretty depuis la dernière saison. Les renseignements que je détiens font porter le mauvais chapeau au directeur général du Tricolore.

On dit que Bergevin fait la vie particulièrement dure aux joueurs qui éprouvent des difficultés sur la patinoire. On va jusqu’à dire qu’il en fait une affaire personnelle. Il a ignoré Pacioretty durant des mois la saison dernière. Il s’agit pourtant de son capitaine et d’un des doyens de son équipe en termes d’années de service.

Markov voulait revenir en novembre

Ce n’est pas la première fois qu’une telle histoire circule au sujet de Bergevin. Il peut effectivement avoir la poigne dure avec certains joueurs. On l’a vu avec P.K. Subban et Andrei Markov.

Parlant de Markov, il a communiqué avec quelques anciens coéquipiers du Canadien en novembre dernier pour leur dire qu’il était

malheureux en Russie. Il leur a demandé d’informer Bergevin qu’il était prêt à revenir avec le Canadien. Ce dernier a fait la sourde oreille.

On a beau dire que le sport professionnel est une business, mais s’il

y a un joueur qui aurait dû passer toute sa carrière à Montréal, c’est bien Markov.

Il aurait pu tâter le marché des joueurs autonomes à trois ou quatre reprises durant sa carrière dans la Ligue nationale, mais il n’attendait jamais à la dernière minute pour signer une nouvelle entente avec le Tricolore.

On s’entend pour dire qu’il aurait fait mieux que Karl Alzner et David Schlemko la saison dernière.

Figures populaires

Depuis son entrée en scène avec le Canadien, Bergevin a toujours dit qu’il gérerait ses affaires comme sa conscience le lui dicterait. On peut dire qu’il est constant à cet égard.

Geoff Molson lui donne carte blanche. Ce n’est pas différent ailleurs. Il en est ainsi pour tous les directeurs généraux d’organisations sportives.

Là où il y a lieu de s’interroger, c’est justement en ce qui concerne son attitude avec des joueurs qui sont prisés du public. Markov et Subban étaient attachés au Canadien et à Montréal. C’est ici qu’ils voulaient jouer et nulle part ailleurs. Ils se donnaient à fond sur la patinoire.

Subban s’impliquait beaucoup dans la communauté, tout comme Pacioretty qui se comporte toujours de façon digne et noble avec tout le monde.

Certes, il a connu une saison bien en deçà des normes auxquelles il nous avait habitués l’hiver dernier, mais il n’est sûrement pas le seul responsable de la débandade de l’équipe.

Or, c’est lui qui est la tête de Turc.

Un bon joueur de centre lui serait d’un très bon secours et ça, c’est le rayon de Bergevin. C’est à lui d’en dénicher un.

Quelle sera la fin ?

N’empêche que tout indique que Pacioretty est destiné à partir. Les relations entre lui et Bergevin sont tendues. Bergevin séjourne actuellement en vacances en Europe, mais il a son téléphone avec lui.

Un directeur général est disponible pour son travail 365 jours par année. Le travail peut l’appeler à tout moment.

On peut penser que Bergevin cherche à obtenir des jambes plus jeunes en retour de Pacioretty, qui franchira le cap de la trentaine en novembre prochain. Mais il ne faudrait pas qu’il perde la face non plus.

Il y a déjà eu assez de dégâts depuis trois ans.

 

Dommage collatéral...

Marc Bergevin a avoué avoir communiqué avec l’agent de Paul Stastny dans les jours précédant l’ouverture du marché des joueurs autonomes au début du mois. Mais l’expérimenté joueur de centre a préféré se joindre aux Golden Knights de Vegas.

Le Canadien aurait peut-être eu une chance d’embaucher Stastny si celui-ci avait eu l’assurance que Max Pacioretty demeurerait avec l’équipe.

Les deux joueurs ont connu du succès ensemble avec l’équipe américaine lors du Championnat du monde de 2012. Ils maintiennent des liens solides.

Stastny a appelé Pacioretty lorsqu’il a appris que les Jets de Winnipeg, qui l’avaient acquis des Blues de St. Louis à la date limite des échanges en février dernier, ne retiendraient pas ses services.

Il a décidé de regarder ailleurs quand Pacioretty l’a informé qu’il ignorait son propre statut avec l’équipe en marge de la prochaine saison.

Impôts élevés en Californie

Ainsi vont les choses pour les équipes de bas de classement. Les joueurs qui veulent avoir la chance de remporter la coupe Stanley ne s’attardent pas tous à la question des impôts.

Le taux d’imposition en Californie, où Ilya Kovalchuk poursuivra sa carrière avec les Kings de Los Angeles, approche les 50 pour cent pour son salaire moyen annuel de 6,25 M$ des trois prochaines saisons.

Comme au Québec, le taux est supérieur à 50 pour cent pour les gros salaires en Ontario, là où John Tavares évoluera avec les Maple Leafs de Toronto à compter de l’automne. Mais comme Tavares croit en ses chances de gagner la Coupe Stanley avec l’équipe préférée de son enfance, il n’a fait ni une ni deux.

Les Leafs n’auraient jamais pu l’embaucher lorsqu’ils tiraient de la patte il y a cinq ans.

Enfin, on remarquera que le dossier d’Erik Karlsson traîne aussi en longueur. Le problème est dû au fait que le propriétaire Eugene Melnyk insiste pour que l’équipe qui obtiendra le défenseur étoile accepte aussi les services de Bobby Ryan, dont l’entente est encore valide pour les quatre années à un salaire annuel de 7,25 millions.