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Achat du projet Trans Mountain par le fédéral: le dossier avance comme prévu

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Le gouvernement fédéral prévoit toujours compléter l’acquisition, au prix de 4,5 milliards $, du projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountain et d’actifs connexes vers la fin août et continue de chercher un ou des acheteurs potentiels.

Dimanche, tel que prévu, le propriétaire actuel du pipeline, la filiale canadienne de l’américaine Kinder Morgan, s’est retirée du processus de recherche de nouveaux acheteurs, laissant le soin au seul gouvernement de le faire.

«Le gouvernement fédéral n’est pas intéressé à être le propriétaire et l’exploitant d’un pipeline, on pense que c’est un projet commercial [à être exploité par le secteur privé]», a rappelé une source gouvernementale dimanche, ajoutant que le gouvernement a bien l’intention de se départir du projet une fois qu’il en sera propriétaire.

Des acheteurs potentiels se sont manifestés au cours des derniers mois, soit depuis la fin mai lorsque le fédéral a annoncé qu’il intervenait pour sauver le projet menacé par l’opposition du gouvernement de la Colombie-Britannique et le climat d’incertitude politique ainsi créé.

«Nous ne sommes pas pressés pour procéder à la vente parce qu’il faut faire cela dans le meilleur intérêt de tous les Canadiens, en s’assurant notamment d’obtenir un bon prix», a expliqué la source qui a souhaité garder l’anonymat. Faire disparaître l’incertitude entourant le dossier figure aussi dans les visées du gouvernement. En outre, Ottawa a déjà promis d’offrir une indemnité «en vue de protéger tout nouveau propriétaire éventuel contre les coûts associés aux retards attribuables à des actes politiques».

Le gouvernement pourrait céder le projet à un ou à plus d’un acheteur, ou à un groupe d’acheteurs comme, par exemple, à un consortium composé d’un investisseur autochtone et d’un investisseur institutionnel, mais rien n’est encore arrêté, a indiqué la source.

À la fin mai, Ottawa avait des objectifs en tête dans ce dossier, soit de maintenir les activités de l’entreprise et de trouver de nouveaux marchés à l’international, et d’assurer que le projet d’agrandissement du pipeline puisse se poursuivre. Ces objectifs ont été remplis notamment avec une garantie de prêt de la part du gouvernement à la compagnie en attendant qu’il se porte acquéreur du projet.

Les prochaines étapes du dossier, d’ici la conclusion de la transaction - à la fin août selon l’estimation du gouvernement, ou vers la fin du troisième trimestre ou le début du quatrième selon la compagnie -, comprennent notamment l’obtention des autorisations réglementaires et celle des actionnaires.