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Première de 1991: on en redemande!

La dernière offre de Ricardo Trogi dégage un véritable parfum de bonheur

Film 1991
Photo courtoisie Films Séville

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Que l’on fasse partie ou non de la même génération que Ricardo Trogi, ses films possèdent quelque chose d’éminemment familier. On s’y sent immédiatement à l’aise, en terrain connu, comme si l’on rentrait chez soi après un long périple.

Et justement, 1991 est consacré au voyage de Ricardo (Jean-Carl Boucher) en Italie, plus précisément à Perugia. Le jeune homme, désormais à l’université, suit la lumineuse Marie-Ève Bernard (Juliette Gosselin) dont il est amoureux. Avec ce redoutable optimisme qui le caractérise, notre étudiant organise, grâce au concours de ses parents Benito (Claudio Colangelo) et Claudette (toujours extraordinaire Sandrine Bisson), son circuit au pays de ses ancêtres.

Ne faisant pas mentir l’adage selon lequel les voyages forment la jeunesse, Ricardo va de péripétie en péripétie, croisant sur sa route des personnages aussi charmants que son coloc Mamadou (Mamoudou Camara) et le guitariste fantasque Arturo (Alexandre Nachi), sans oublier Yorda la Grecque (Mara Lazaris) ni le personnel de l’ambassade du Canada à Rome. Car on s’en doute bien, les vacances d’été de la cuvée 1991 ne seront pas de tout repos pour Ricardo.

Sans jamais déroger à l’esprit des deux précédents épisodes, 1981 et 1987, Ricardo Trogi offre aux cinéphiles un sympathique long métrage de 101 minutes gorgé de soleil, de bonne humeur et de tendresse, à tel point qu’on en redemande.

Un univers particulier

En trois films, le cinéaste a su créer un univers auquel on adhère sans réserve, de ceux qui réchauffent et qui, tout en surfant sur le thème connu de la nostalgie de la jeunesse, parviennent à poser un regard original, attendrissant et surtout dénué de regrets.

Les interprètes, qu’il s’agisse de Jean-Carl Boucher, Sandrine Bisson, Claudio Colangelo, Rose Adam, Juliette Gosselin ou Alexandre Nachi, ces deux derniers étant de nouveaux venus au sein de la franchise, mettent leur sincérité et leur spontanéité de jeu au service de l’histoire de Ricardo Trogi, livrant des prestations impeccables. Cette « famille Trogi » est désormais partie intégrante de notre paysage culturel, le réalisateur ayant su créer des personnages universels et dans lesquels on peut se reconnaître sans peine.

Dernier opus de la trilogie, ce 1991 dégage un parfum de bonheur, d’amour et de confiance en l’avenir... un avenir qu’on veut assurément peuplé d’une deuxième trilogie !

1991 

★★★★

  • Un film de Ricardo Trogi.
  • Avec Jean-Carl Boucher, Juliette Gosselin et Sandrine Bisson.