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Pas de chômage pour Nicolas Lacroix!

Nicolas Lacroix
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL DE QUÉBEC Nicolas Lacroix

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Il y a un je-ne-sais-quoi qui m’attache à Nicolas Lacroix, comme auditeur.

Pourtant, celui qui rejoint Jérôme Landry dans le retour à Énergie n’a pas ces caractéristiques classiques d’un animateur.

Ce n’est pas celui qui a la plus belle voix à Québec.

On ne lui confierait jamais le rôle de bout-en-train d’une émission.

Il entretient toujours cette image de « Je serai sympathique seulement si c’est vraiment nécessaire ».

Pourtant, si je devais structurer l’équipe d’une émission de pointe, il serait certainement une des assises importantes sur lesquelles je construirais une émission.

C'est qu'il possède la plus importante de toutes les qualités de notre métier : il est curieux.

Cela s’entend dans sa façon d’intervenir dans les sujets amenés par ses collaborateurs. Quoi qu’il s’intéresse fondamentalement au cinéma et à la télé, il voit tout et s’informe sur tout. C’est précieux dans une équipe.

De plus, même si c’est un point technique qui échappe généralement à l’auditoire, Nicolas Lacroix sait quand parler mais aussi quand se taire. Trop souvent, des collaborateurs « forcent » leur présence en ondes en faisant des commentaires qui n’apportent rien à la discussion, simplement pour signifier leur présence. Pas lui.

Reste à voir si la chimie va opérer avec Jérôme Landry.

Ça n’a rien à voir avec le talent et les aptitudes ; c’est une question de prolongement de personnalités.

Ça clique ou ça clique pas, c’est tout.

Dans ce cas particulier, Landry a des idées très arrêtées sur un bon nombre de sujets et c’est d’ailleurs ce qui le définit comme animateur.

Dans l’équipe actuelle, Jérôme affirme et les autres s’ajustent, ce qui est normal puisque le reste de l’équipe totalise quelque chose comme trois années d’expérience radio.

Nicolas Lacroix est un vieux pro qui connaît la recette du succès et qui ne se sent jamais obligé de se rallier pour la forme.

Il n’est pas têtu ; il est intègre.

J’ai donc hâte de voir comment le mélange des personnalités se fera en ondes à la rentrée automnale.

Landry, l’instinctif, habitué de travailler plutôt seul et Lacroix le cartésien qui a grandi dans un environnement de collégialité totale.

S'il est vrai que les contraires s'attirent, l'attraction sera forte entre Nicolas Lacroix et Jérôme Landry!

Par ailleurs, l’équipe qui soutient Landry fait un travail remarquable depuis le début de l’été.

Alexandre Tétreault, Katherine Guillemette et Simon Bourassa ont démontré, comme s’il fallait le faire, que le talent n’attend pas les années.

Ils auront pris beaucoup d’assurance et ça devrait paraître en ondes si on leur donne un peu d’espace.

Les changements (encore !) dans 3 retours à la maison sur 4 à la radio parlée (Ève-Marie Lortie remplacée par Éric Duhaime au FM 93, Catherine Lachaussée par Guillaume Dumas à Radio-Canada et il est très peu probable que BLVD revienne sans faire de changement majeur après les mauvais sondages du printemps dernier) vont créer du mouvement comme jamais dans l’auditoire de ce créneau horaire.

Il y a à peine six mois, Jérôme Landry prenait la barre du retour et apportait rapidement des changements à son équipe initiale.

Personne n’aurait cru qu’à la fin de l’été, à la radio parlée, seul Denis Gravel à Radio X serait en place depuis plus longtemps que lui !