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Achat de lunettes en ligne: le Bureau de la concurrence veut une modernisation des lois

Achat de lunettes en ligne: le Bureau de la concurrence veut une modernisation des lois
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OTTAWA – Craignant qu’une réglementation excessive de l’achat de lunettes et de lentilles en ligne ne brime les consommateurs canadiens, le Bureau de la concurrence a appelé jeudi les gouvernements au pays à moderniser leurs lois.

L’organisme fédéral constate que l’achat d’articles de lunetterie a «explosé» dans les deux dernières années. En 2017 seulement, les Canadiens ont dépensé 1,7 milliard $ en lunettes et lentilles cornéennes.

Toutefois, «l’avenir des achats en ligne au Canada est incertain», a indiqué le Bureau de la concurrence dans un communiqué.

Dans une publication intitulée «Tenir la concurrence à l’œil», le bureau souligne que les réglementations différentes d’une province à l’autre posent problème quand vient le temps d’acheter sur internet, où le consommateur bénéficie d’un vaste choix et de meilleurs prix.

Par exemple, en Colombie-Britannique, les lentilles cornéennes ne doivent pas obligatoirement être délivrées par des professionnels autorisés. Au Québec, cet écart réglementaire avait donné lieu à une poursuite de l’Ordre des optométristes contre la compagnie Coastal Contacts, basée à Vancouver.

L’Ordre, qui a été débouté en Cour d’appel en 2016, plaidait que l’achat de lentilles en ligne auprès de fournisseurs hors-Québec contrevenait à la loi. D’autres poursuites similaires sont en cours ailleurs au pays.

Dans ce contexte, le bureau exhorte les différents paliers de gouvernement à une modernisation des lois qui concilierait la concurrence sur le web avec les exigences de santé publique.

«C’est maintenant un moment important pour les décideurs de prendre en considération la concurrence dans leur réglementation existante. Nous les encourageons à prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que la réglementation soit fondée sur des preuves et qu’elle ne soit pas excessivement restrictive», a fait savoir le commissaire de la concurrence, Matthew Boswell.