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Découverte montréalaise pour guérir les fractures

Dr René St-Arnaud, Directeur de recherche
Photo courtoisie Dr René St-Arnaud, Directeur de recherche

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Après plus de 15 ans de recherches, des médecins de l’hôpital Shriners pour enfants à Montréal croient avoir découvert une façon naturelle jusqu’ici insoupçonnée de guérir plus rapidement les fractures.

​« C’est un grand sentiment de fierté », lance le Dr René St-Arnaud, qui publiera les résultats de ses recherches pour guérir les fractures plus efficacement et rapidement grâce à la vitamine D, dans la revue scientifique américaine Journal of Clinical Investigation.

Il caresse l’espoir que sa découverte aidera non seulement ses jeunes patients, mais aussi les aînés aux os fragiles et même les 11 millions de personnes qui se brisent un os chaque année en Amérique du Nord.

Les fractures peuvent prendre des mois à soigner. Pire encore, dans 10 % des cas, elles ne guérissent jamais correctement. Pour les patients avec des maladies osseuses, c’est jusqu’à 40 % des fractures qui laissent des séquelles.

Vitamine D

Or, un composé naturel de la vitamine D, que notre peau produit quand elle est exposée au soleil, accélère la guérison des fractures, explique le Dr St-Arnaud.

Ce composé se crée quand notre corps absorbe et transforme la vitamine D. Les scientifiques ont longtemps cru qu’il ne s’agissait que d’un résidu inactif, dit le chercheur.

Mais en l’isolant et en le jumelant à un enzyme, le Dr St-Arnaud a déterminé qu’il favorisait la guérison en rendant le cal osseux, qui entoure une fracture, plus fort.

Pour l’instant, des tests sur des souris ont montré son efficacité. Il espère commencer bientôt les premiers tests sur des patients.

Composé naturel

« La beauté [de la découverte], c’est que ça pourrait aller plus vite », dit-il à propos des essais cliniques à venir à l’hôpital.

« Puisque [la vitamine D] est un composé naturel, nous sommes assez convaincus qu’il n’y aura pas de risques et d’effets secondaires [pour les patients] », poursuit le chercheur, permettant ainsi de réduire les embûches possibles.

« On a toujours espoir que nos découvertes vont pouvoir bénéficier aux patients », ajoute-t-il, à propos du rêve qu’il caresse depuis qu’il a eu l’idée pour la première fois en 1999 de fouiller les composés de la vitamine D.

Selon lui, les composés permettant une guérison plus rapide pourraient être isolés et transformés simplement dans un comprimé dans un avenir rapproché.