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Le Centre d’appels d’urgence ne répond pas

Une MRC met en demeure l’entreprise gestionnaire

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La MRC de Vaudreuil-Soulanges a envoyé une mise en demeure à la Centrale d’appels d’urgence Chaudière-Appalaches, notamment parce que le centre n’a pas été en mesure de répondre à des appels de citoyens pendant plusieurs heures durant une tempête.

La MRC située en Montérégie a aussi entamé les démarches pour lui trouver un remplaçant.

La Centrale d’appels d’urgence Chaudière-Appalaches (CAUCA) a fait face à un flux inhabituel d’appels les 4 et 5 mai dernier lorsque des vents violents ont frappé l’ensemble du Québec. Elle a été hors service pendant plus de quatre heures et ne répondait pas aux appels d’urgence des citoyens.

Cet événement a été la goutte qui a fait déborder le vase pour la MRC. À la fin mai, elle a décidé d’envoyer une mise en demeure à la CAUCA. Il n’a pas été possible de connaître son contenu.

Les élus ont aussi voté en faveur du lancement d’une procédure d’appels d’offres publique afin de trouver un nouveau fournisseur de service.

« La défaillance des opérations de la centrale a mis la sécurité des citoyens et citoyennes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges en péril en les privant d’un service essentiel, soit le traitement des appels », peut-on lire dans la résolution adoptée par les élus.

Le contrat avec la CAUCA se termine le 31 mars 2019.

Même problème

La Centrale d’appels d’urgence Chaudière-Appalaches avait aussi fait parler d’elle pour ces raisons le 7 mai dernier.

Des pompiers de la MRC Thérèse-De Blainville sur la Rive-Nord ont vivement dénoncé ce qu’ils qualifiaient de « manquement inacceptable » de la centrale qui ne répondait pas aux appels d’urgence de la MRC des Laurentides.

Les pompiers ont déploré que les problèmes survenus les 4 et 5 mai n’aient été qu’un autre incident s’ajoutant à une longue liste d’erreurs de la CAUCA mettant potentiellement en péril la sécurité des citoyens.

La MRC de la Montérégie de son côté a noté « l’absence d’un plan de relève et de mesures à mettre en œuvre lors d’un débordement d’appels d’urgence ».

Par voie de résolution, elle a officiellement dénoncé la défaillance majeure des opérations de la CAUCA et elle a transmis une copie de la résolution au ministère de la Sécurité publique.

La Centrale d’appels d’urgence Chaudière-Appalaches ne nous a pas rappelés.

– Avec la collaboration de monjournal.ca