/news/health
Navigation

Rappel et actions collectives: le valsartan, un médicament potentiellement contaminé

Coup d'oeil sur cet article

Plusieurs lots de valsartan ont été retirés des tablettes des pharmacies parce qu’il pourrait avoir été contaminé par une molécule potentiellement cancérigène.

Utilisé par des dizaines de milliers de Québécois qui souffrent d'hypertension artérielle ou d'insuffisance cardiaque, ce médicament fait l’objet d’un rappel de Santé Canada et deux actions collectives sont intentées.

Paule Desgagnés a reçu un diagnostic de cancer du sein. Elle prenait du valsartan depuis un an. Par contre, il est impossible de dire si la prise du médicament est la cause directe de la maladie, mais elle s'interroge.

«J'ai un cancer du sein et j'ai été opérée. Au moment où j'ai été en radiothérapie, c'est là que j'ai appris que je devais cesser le valsartan. J'étais très étonnée parce qu'on est en traitement pour un cancer et on apprend qu'une pilule peut donner le cancer», a dit Paule Desgagnés à la caméra de TVA Nouvelles, jeudi.

Fabriqué par cinq compagnies, le valsartan est prescrit depuis au moins trois ans.

«À la suite d’un changement de fabrication du médicament en Chine, dans l'usine où les fabricants se sont approvisionnés, une impureté se serait greffée à l'ingrédient du valsartan et serait potentiellement cancérigène. Ça m'a inquiétée de savoir que les patients avaient pris ça tout ce temps-là sans le savoir», a indiqué la chercheuse Jacinthe Leclerc de l’Institut national de la Santé publique.

Actions collectives et rappel

Santé Canada recommande aux patients de ne pas arrêter le traitement. Cependant, l’institution fédérale demande aux gens de communiquer avec un professionnel de la santé qui pourra les diriger vers un autre traitement.

«C'est du jamais-vu. Un aussi gros rappel sur quelque chose qui aurait dû être détecté dans les tests réguliers qui sont faits par les compagnies pharmaceutiques pour s'assurer de la qualité des produits. Alors, ce que ça nous dit, c'est que les tests qui sont faits, les tests routiniers qui sont faits actuellement dans les usines ne sont pas suffisants», a ajouté Mme Leclerc.

Deux actions collectives sont intentées contre les fabricants. Les gens touchés peuvent s'inscrire.

«Ma confiance ayant baissé pas mal, je n’ai pas pris d'autre médicament», a conclu Mme Desgagnés.