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L’Islande met fin à la chasse au petit rorqual, peu rentable

L’Islande met fin à la chasse au petit rorqual, peu rentable
AFP

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L’Islande a décidé d’arrêter la pêche au petit rorqual (ou baleine de Minke), plus assez rentable pour l’industrie locale, a annoncé vendredi le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

L’activité connaissait un fort déclin: le nombre de prises a sensiblement reculé, de 46 cétacés harponnés en 2016 à 17 l’an dernier, seules 6 baleines de Minke ont été chassées en juin 2018 (sur un quota de 262), et pas une seule ne l’a encore été en juillet, un mois traditionnellement faste pour le harponnage du cétacé, d’après les chiffres communiqués par l’IFAW.

Le directeur général de IP-Utgerd Ltd, spécialisé dans la chasse au petit rorqual et contacté par l’AFP peu après l’annonce, a confirmé l’arrêt du harponnage pour 2018. Dans le journal Morgunbladid, il a invoqué une question de coût.

« Nous devons aller beaucoup plus loin des côtes qu’avant, nous avons donc besoin de plus de personnel, ce qui augmente les coûts », a justifié Gunnar Bergmann Jónsson.

La chasse commerciale à la baleine a été interdite en 1986 par la Commission Baleinière Internationale (CBI), mais l’Islande, qui s’était opposée à ce moratoire, a repris la chasse dès 2003.

Le pays nordique est, avec la Norvège, le seul au monde à autoriser la chasse à la baleine. Le Japon pratique aussi la chasse, mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché.

Seule la chasse à la baleine bleue, interdite par la CBI, l’est aussi en Islande.

Début juillet, l’unique entreprise islandaise de chasse au rorqual commun, Hvalur hf., a d’ailleurs été pointée du doigt par une association de défense des animaux affirmant qu’une baleine bleue avait été harponnée par la société. Le cétacé chassé était en réalité un hybride, spécimen rare et sans doute incapable de se reproduire.