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Libérez-vous du syndrome de l’imposteur

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Illustration Fotolia

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C’est un sentiment désagréable qui toucherait de 60 à 70 % des gens au moins une fois de temps en temps. Il s’agit d’une impression ressentie d’inaptitude : on doute de soi, on ne se croit pas à la hauteur, on se dit qu’au fond, si les autres savaient à quel point on est un bon à rien, ils nous regarderaient de haut. Pourquoi cette émotion et comment s’en délivrer ?

1- La source

Le sentiment d’imposture prendrait sa source dans notre enfance. Tout petit, on est entouré de gens qu’on aime et qu’on admire. Ces parents, grands frères ou grandes sœurs sont capables de mille et une choses qui nous échappent, comme de conduire, cuisiner, s’exprimer, marcher vite, jouer habilement... De là naîtrait cette impression d’incapacité qui se ravive parfois : les autres sont meilleurs !

2- Une fois adulte

Tapie en nous, cette croyance profonde qu’on n’est peut-être pas à la hauteur des défis qui nous occupent peut s’éveiller dans les circonstances difficiles. On a alors une impression de solitude et on commence à croire que les gens qu’on côtoie possèdent des qualités qu’on n’a certainement pas.

3- Nous et les autres

Une des choses qui complique la vie est qu’on se perçoit de l’intérieur, tandis qu’on voit les autres de l’extérieur. On connaît et on fréquente nos faiblesses, nos malaises, nos doutes, nos difficultés, tandis qu’on ne sait des autres que ce qu’ils veulent partager. C’est déjà beaucoup, mais, en réalité, on ne sait pas grand-chose de leurs troubles.

4- Prendre conscience qu’on n’est pas seul

Pour ne pas se laisser submerger par ce sentiment d’être un bon à rien, il existe des solutions. D’abord, prendre conscience du point 3, ensuite parler plus librement avec les gens en qui on a confiance de ce qu’on vit. Il ne s’agit pas de les assommer avec nos problèmes, simplement de rester ouvert. Puis, on peut poser un regard différent sur ceux qui nous entourent : eux aussi ont leur fardeau et leurs doutes. Nous sommes dans un même bateau.

5- S’entourer de gens bienveillants

Évidemment, ce serait une bonne idée d’éviter les gens trop critiques ou ceux qui ressentent le besoin de nous rabaisser. On peut trouver autour de soi des gens qui nous aiment et qui sont bienveillants. Ce sont ces gens-là qu’il faut fréquenter.

6- Cesser de tout mesurer

On ne peut pas se le cacher, on vit dans une société compétitive et plutôt anxieuse de réussite. Cela a certainement de bons côtés, mais rien ne nous empêche de prendre un certain recul avec cet esprit pressé, surtout l’été. Oui, on continuera tranquillement à prendre des risques ; oui, on ne s’en fera pas trop avec ses échecs ou ses succès ; et quand apparaîtra ce sentiment d’imposture, on pourra lui suggérer d’aller faire un tour à Tombouctou.