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L’œuvre de Desjardins dans une immense murale

Rouyn-Noranda honore la carrière de son illustre poète et chansonnier

La chargée de projet Ariane Ouellet devant le scaphandrier du classique de Desjardins Tu m’aimes-tu.
Photo David Prince La chargée de projet Ariane Ouellet devant le scaphandrier du classique de Desjardins Tu m’aimes-tu.

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ROUYN-NORANDA | La Ville de Rouyn-Noranda rend hommage au poète et chansonnier Richard Desjardins avec une immense murale présentant les personnages et les paysages qu’il décrit dans ses chansons.

La murale de 160 m de long par 6 m de haut est située dans le viaduc du boulevard Rideau, qui passe sous une voie ferrée et qui sépare la ville natale de Desjardins en deux. L’artiste reconnu partout dans la francophonie est né et a grandi à quelques rues de là.

Richard Desjardins
Photo d'archives, Ben Pelosse
Richard Desjardins

« Au départ, la Ville voulait une œuvre qui suscite la fierté de Rouyn-Noranda et marque le territoire. Rapidement, illustrer l’œuvre de Desjardins a fait l’unanimité. Aucune autre ville ailleurs dans le monde peut se réclamer de Richard Desjardins », raconte en entrevue la chargée de projet et artiste Ariane Ouellet.

Les amateurs de l’œuvre de Richard Desjardins reconnaîtront rapidement certains personnages ou objets comme l’homme qui roule son journal pour « caller » l’orignal de la chanson Le bon gars, ou une vieille voiture des années 1970 pour J’ai couché dans mon char.

Le couple d’amoureux du Beau grand slow et la fonderie qui rush de Et j’ai couché dans mon char sont également bien en évidence.

L’ours aux pattes de velours de Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours.
Photo courtoisie
L’ours aux pattes de velours de Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours.

Son territoire

Mais d’autres illustrations sont beaucoup moins faciles à deviner et montrent davantage l’atmosphère des chansons de l’icône abitibienne.

Par exemple, une forêt en feu ou de nombreux oiseaux illustrent davantage le territoire abitibien auquel Desjardins est attaché.

« Les quatre artistes qui ont créé l’œuvre ont des styles assez différents. Nous avons réussi à bien jumeler tout ça ensemble », a dit Mme Ouellet.

Richard Desjardins a vu la maquette et a accepté le projet, mais ne s’est pas impliqué dans celui-ci.

La murale s’étendra sur 160 m de long par 6 m de haut.
Photo David Prince
La murale s’étendra sur 160 m de long par 6 m de haut.

À pied

Selon Mme Ouellet, lorsque la murale sera terminée, vers la fin du mois d’août, l’idéal pour l’admirer sera d’y aller à pied.

« Il y a beaucoup de détails qu’on ne verra pas en voiture », a-t-elle dit.

La réalisation du projet a demandé la collaboration de beaucoup d’intervenants.

Le trottoir, par exemple, appartient à la Ville, mais le mur de 10 200 pi2 est au ministère des Transports.

Le projet est d’une valeur de 180 000 $, mais il a été financé à 75 % par des dons et des commandites. Un mécène a accepté de verser 75 000 $.

Les quatre artistes qui ont conçu la murale sont Brigitte Toutant, Johannie Séguin, Annie Boulanger et Annie Hamel. Ariane Ouellet et Valéry Hamelin peignent également.