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Attaques de coyotes: «Je ne crois pas qu’on va régler le problème en l’éliminant», estime une biologiste

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Dans la foulée des trois attaques de coyotes sur des enfants dans la dernière semaine à Montréal, une biologiste tente d’expliquer les comportements de l’animal, mais offre aussi quelques conseils pour éviter les rencontres problématiques.

«Clairement, on est devant des individus qui n’ont pas un comportement naturel», estime Julie Hébert, biologiste au Zoo de Granby, au sujet des attaques.

«Ce qui a brisé cette crainte naturelle de l’humain, c’est probablement de l’acclimatation ou quelqu’un qui l’a nourri», précise l’experte.

Le coyote voit d’ordinaire l’être humain comme un prédateur et son premier réflexe devrait être de fuir puisqu’il est de nature «craintive» et «furtive».

L’étalement urbain: un problème

Selon Mme Hébert, si l’étalement urbain menace certaines espèces, le phénomène peut aussi avoir l’effet inverse, c'est-à-dire d’être profitable à d’autres espèces comme le raton laveur, la moufette et le renard.

Le coyote fait aussi partie de cette catégorie d’animaux pouvant s’adapter à l’environnement urbain et vivre loin des grands espaces.

L’éliminer ou vivre avec?

La biologiste estime aussi que déplacer les coyotes n’est pas nécessairement la solution puisque d’autres viendront prendre sa place et pourraient créer d’autres problèmes. À cet effet, l’animal joue un rôle clé dans le contrôle des populations de petits mammifères, qui peuvent à leur tour avoir un impact important sur la végétation.

«Je ne crois pas qu’on va régler le problème en l’éliminant, du moins à court terme. C’est l’animal le plus répandu en Amérique du Nord. Vaut mieux apprendre à vivre avec de la bonne façon», affirme Julie Hébert.

«Il faut faire attention de ne pas briser la chaîne alimentaire, mais étant donné qu’on vit avec le coyote il y a des précautions à prendre.»

L'experte suggère entre autres de garder les enfants près de soi lorsqu’on traverse les parcs la nuit, de ne pas nourrir l’animal et de paraître plus imposant lorsqu’on le croise, c'est-à-dire faire du bruit et ne pas avoir «un comportement de proie» en se retournant, par exemple.