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Transfert raté vers l'Impact: Jimmy Briand raconte sa version des faits

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AFP

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L’attaquant français Jimmy Briand est revenu, dimanche, sur l’histoire qui aura finalement fait avorter le transfert qui l’aurait fait passer de l’EA Guingamp, en première division française, à l’Impact de Montréal.

Le joueur de 32 ans a raconté au quotidien français «L’Équipe» qu’il n’a pas du tout apprécié le fait que l’organisation montréalaise ait affirmé qu’il avait effectué des «demandes supplémentaires importantes» à la dernière minute.

«Le vice-président aux relations internationales du club, Nick De Santis, avait déjà accepté mes demandes qui comportaient la voiture, le logement et l’éducation de mes enfants, a expliqué Briand. Cette partie était acquise, mais à la fin, le président Joey Saputo est intervenu et est tombé d’accord avec Guingamp avec une indemnité de transfert de 300 000 euros. Et c’est quand j’ai reçu le contrat que j'ai réalisé que mes demandes n’y étaient pas inscrites.»

Celui qui a notamment évolué avec l’Olympique Lyonnais en Ligue 1 pendant sa carrière a ajouté que Saputo l’a ensuite incité à venir à Montréal afin de régler ce problème, mais il a refusé sur-le-champ, lui qui désirait des garanties écrites.

«De Santis m’a dit qu’il fallait que je vienne absolument au Québec, mais Saputo ne m’a pas contacté pour régler la situation concernant mes demandes, même pas par message. Arrêter les discussions subitement pour si peu, je trouve ça déchirant. Mes demandes additionnelles à mon contrat n’étaient pas énormes (environ 240 000 euros), surtout quand on parlait d’un contrat de deux ans et demi.»

Des demandes raisonnables à son avis

L’attaquant a voulu faire comprendre qu’il ne demandait pas la lune à l’organisation montréalaise, mais bel et bien des choses qu’il jugeait nécessaires pour faire le saut en Amérique du Nord.

«Demander des garanties, c’est le minimum de ma part et je dis cela sans me prendre pour un autre, a admis Briand. Je ne veux pas qu’on pense que j’ai voulu ajouter des clauses à mon contrat au dernier moment.»

En se vidant le cœur, Jimmy Briand a mentionné que le Bleu-Blanc-Noir était prêt à tout au début pour l’acquérir, mais que Joey Saputo s’en serait mêlé à la fin.

«J’ai eu l’appui de l’entraîneur-chef Rémi Garde, du directeur sportif, mais c’est le président qui est arrivé au final et qui a mis fin au transfert. Je ne lui en veux pas, mais je suis déçu, car, même si je ne suis pas Didier Drogba, j’aurais pu amener beaucoup à cette équipe.»

Alors qu’il croyait que le contrat allait être tout sauf un problème, voilà que Jimmy Briand se sent plus perdu que jamais. Il avait été libéré par son ancien club, mais se voit contraint à rester avec cette organisation pour l'instant, étant donné que le transfert n'a pas eu lieu.

«En théorie, j’appartiens toujours à Guingamp, mais je dirais que je suis actuellement sur le marché des transferts, a rappelé le Français. Je voulais surtout venir en MLS à Montréal, car c’est une ville francophone et c’était important pour ma famille, mais je suis prêt à écouter les offres des autres clubs.»