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Voici comment économiser gros en parcourant le monde

Voici comment économiser gros en parcourant le monde
Christoph Deinet sur Unsplash

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À 5h du matin, les deux pieds dans la boue et des spots de sueur sous les bras, j’ai remis en question mon expérience de WWOOFeur en Nouvelle-Zélande. Mais les centaines de dollars épargnées m’ont ramené à l’ordre assez vite.

À 19 ans, je désirais partir à la découverte du monde, mais pas à n’importe quel prix.

J’avais déjà voyagé amplement en famille dans des contextes douillets, où l’argent n’était pas un problème.

Cette fois-ci, je voulais donner un sens à mes pulsions de globe-trotter, sans me ruiner pour autant. Un ami m’avait alors initié au WWOOFing.

Créée en 1971, WorldWide Opportunities on Organic Farms (WWOOF) est une organisation qui vise à lier des fermiers bios et équitables de plus de 132 pays aux voyageurs intéressés par l’agriculture durable, souhaitant faire leur part pour un avenir plus vert.

Le deal est simple: en échange de quelques heures de travail par jour, l’hôte fournit le logis et le couvert.

Vivre avec des locaux tout en apprenant les rudiments de la vie agricole gratuitement : vendu! Je me suis donc inscrit aussitôt à WWOOF Nouvelle-Zélande pour vivre mon rêve de jeunesse d’explorer l’univers du Seigneur des anneaux.

En cinq minutes, j’avais déjà trouvé une famille installée dans un décor de carte postale.

Le trip pouvait alors commencer.

Un dîner bien mérité

Les Speedy (c’est le nom de la famille où j’ai posé mes valises) ont choisi la région viticole de Malborough pour exploiter leur ferme de plus de 16 kilomètres carrés à flanc de montagne.

C’est David, patriarche et ancien chasseur professionnel, qui s’occupait des troupeaux de vaches et de moutons ainsi que d’un petit vignoble.

Après les salutations d’usage aux autres membres de la famille, David énumérait mes tâches de la semaine : nourrir les porcs et les poules à l’aube, veiller sur les moutons, entretenir le vignoble puis conclure d’éreintantes journées autour de la table avec lui et sa famille.

Entre mes tâches, j’ai pu me consacrer à l’exploration de cette magnifique région de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande.

Voici comment économiser gros en parcourant le monde
Crédit: François Breton-Champigny

En plus de me proposer des lifts sur demande, les Speedy avaient mis des quatre roues ou des vélos à ma disposition pour arpenter les montagnes avoisinantes.

De longues et belles journées bien remplies, qui culminaient par un sommeil mérité dans ma vieille roulotte.

Le plus beau dans tout ça, c’est que ces journées ne me coûtaient pratiquement rien, sinon quelques gouttes de sueur et un peu de volonté. Le rêve quoi.

Des économies qui font une différence

Quand on voyage sur le pouce pendant des mois, chaque cenne épargnée est une petite victoire. Mon séjour chez les Speedy a été, en plus d’une intégration culturelle exceptionnelle, un baume sur mon budget crevassé.

Grosso modo, j’ai économisé : 200$ de nourriture, un autre 200$ en location de vélo (pour visiter le coin, c’était le moyen de transport le moins cher) et environ 100$ de frais de camping. Résultat : plus de 500$ dans mes poches à la fin de la semaine.

Voici comment économiser gros en parcourant le monde
Crédit: François Breton-Champigny

Comme quoi, ça vaut parfois la peine de se salir les mains un peu.

Pour en savoir plus sur WWOOF, c'est par ici

 

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