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Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce : inquiétudes autour d’un chantier du REM

Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce : inquiétudes autour d’un chantier du REM
Sarah Daoust-Braun

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Le parcours des camions pour la construction d’une station du Réseau express métropolitain (REM) inquiète l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, qui a rencontré mardi les représentants du futur train pour tenter de trouver une route plus sécuritaire.

Des experts techniques de l’arrondissement, de la Ville de Montréal, du bureau de projet du REM et du consortium NouvLR ont étudié mardi après-midi différentes options de route pour les poids lourds en vue de la construction de la station à la gare Canora.

Le parcours initialement prévu par le consortium chargé de la construction du REM et la CDPQ-Infra – une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec qui gère les travaux du train léger – passait devant l’école secondaire Mont-Royal.

«On veut envisager toutes les options possibles avant de délivrer le permis de travail, a affirmé l’attachée politique de la mairesse Sue Montgomery, Catherine Lavarenne. Pour que ce soit que la route actuelle, il va falloir que ce soit des bonnes raisons.»

La Ville devrait choisir au courant des prochaines semaines l’un des trajets présentés mardi, a expliqué le porte-parole de la CDPQ-Infra Jean-Vincent Lacroix, après la rencontre.

«Nous sommes confiants d’avoir les autorisations au niveau de la construction pour cet automne», a-t-il soutenu, indiquant qu’une entente-cadre a déjà été conclue avec la métropole pour faciliter l’exécution des travaux de toutes les futures stations du REM.

Court terme

À court terme, le chantier commencera à être actif et du matériel sera livré. Cette étape devrait se dérouler principalement le week-end pendant les prochaines semaines. L’accès au quai sud de la gare a déjà été fermé.

«L’itinéraire officiel pour la mobilisation sera déterminé au courant des prochains jours», a précisé Jean-Vincent Lacroix, soulignant qu’il y avait moins de contraintes particulières en raison du congé scolaire et du faible débit routier pendant l’été.

Selon ce dernier, une dizaine de camions par jour devraient circuler par jour pendant cette première étape, et une vingtaine par jour à l’automne lors du lancement du chantier.

«Il n’y a pas de solutions magiques. On sait que les camions passeront dans un secteur résidentiel», a admis Catherine Lavarenne, reconnaissant que les prochaines années seront difficiles pour les habitants du secteur.

Jean-Vincent Lacroix a assuré que les constructeurs souhaitent l’itinéraire pour les camions le plus sécuritaire, et des rencontres sont régulièrement organisées avec tous les partenaires.

Selon le porte-parole, la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et l’école secondaire ont déjà été rencontrées, et des signaleurs pourront être déployés selon l’option choisie.