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9 fois où des réalisateurs québécois nous ont surpris avec leurs choix d'acteurs

9 fois où des réalisateurs québécois nous ont surpris avec leurs choix d'acteurs
Photo d'archives

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Force est d'admettre que certains cinéastes québécois n'ont pas froid aux yeux quand vient le temps de former la distribution d'un film. Tournant le dos à la facilité, ils décident de faire confiance à des artistes qui n'ont pas d'expérience ou dont le casting se trouve à mille lieux du personnage qu'ils leur confient.

Parmi les embauches surprenantes des années 1990 et 2000, en voici neuf qui ont fait jaser.

Kevin Parent dans Café de Flore de Jean-Marc Vallée

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Photo d'Archives et Courtoisie

 

Un premier film couronné de succès, C.R.A.Z.Y., n'a pas empêché le réalisateur Jean-Marc Vallée de causer la surprise en se tournant vers le chanteur Kevin Parent, sans aucune expérience au cinéma, pour son second long métrage, Café de Flore (2011). Qui plus est, il a tenu à lui confier un rôle dramatique primordial, celui d'Antoine, un DJ père de deux filles séparé de leur mère qui vit une histoire d'amour passionnée avec Rose, jouée par Evelyne Brochu. La décision a porté fruit, car Kevin Parent a réussi à livrer une prestation assez convaincante.

Martin Matte dans Nitro d'Alain Desrochers

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Photo d'Archives et Courtoisie

 

Le public est rapidement tombé sous le charme de cet homme «condamné à l'excellence», faisant de lui l'un des humoristes les plus populaires au Québec. Or, alors que ses blagues faisaient crouler de rire des centaines de milliers de gens dans des salles pleines, et qu'il s'apprêtait à lancer son deuxième spectacle, le cinéaste Alain Desrochers a accordé son vote de confiance à Martin Matte le méchant sur le plateau du film d'action Nitro à l'été 2007. Sans être éclatant, son affrontement avec Guillaume Lemay-Thivierge a permis d'amasser 3 millions $ au box-office.

René Angélil dans Omertà

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Photo d'Archives et Courtoisie

 

Allez savoir pourquoi, quand il a transporté l'univers de son acclamée série criminelle Omertà au grand écran en 2012, le scénariste et réalisateur Luc Dionne a requis les services de l'imprésario René Angélil, mari de Céline Dion. Et tant qu'à vouloir diriger le célèbre gérant absent depuis 40 ans du monde du cinéma, pourquoi ne pas lui confier le rôle du parrain de la mafia? Lunettes noires et tempérament sérieux, René Angélil, alors âgé de 70 ans, s'est plu à donner vie à ce personnage malgré une présence plutôt courte. Ce fut son dernier rôle.

Yves P. Pelletier dans Karmina

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Photo d'Archives et Courtoisie

 

Certes, il fallait un artiste hors norme pour prêter ses traits à Vlad, affreux vampire de Transylvanie qui débarque au Québec afin de retrouver celle qu'il souhaite épouser, mais qui s'est sauvée de lui. Le cinéaste Gabriel Pelletier a tout de même pris un risque en plaçant le visage du RBO Yves P. Pelletier en tête d'affiche de Karmina (1996), comédie mêlant amour et horreur. Les mimiques du principal intéressé et la proposition éclatée ont fait de l'aventure une réussite, si bien qu'une suite a vu le jour cinq ans plus tard, toujours avec l'inimitable Yves P. «Vlad» Pelletier.

Serge Thériault dans Gaz Bar Blues de Louis Bélanger

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Photo d'Archives et Courtoisie

 

Même si la diffusion originale de La petite vie s'est arrêtée en 1998, il n'y avait aucune chance que le public dissocie Serge Thériault de Moman, l'un des personnages comiques les plus célèbres du petit écran. Par contre, le comédien avait déjà prouvé qu'il pouvait défendre un rôle dramatique. Pour Gaz Bar Blues, son deuxième film destiné aux salles obscures en 2003, Louis Bélanger a cru bon de le rappeler aux cinéphiles. Son personnage, gérant d'une station-service en déclin, entretient des relations tendues avec ses fils et est atteint de la maladie de Parkison. Pas de quoi rire. Qu'à cela ne tienne, Serge Thériault a épaté, gagnant le Jutra du meilleur acteur en 2004.

Stéphane Rousseau dans Les invasions barbares de Denys Arcand

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Après le cuisant échec de la comédie d'action «Les dangereux», plusieurs cinéastes ont sans doute écarté le nom de Stéphane Rousseau de leur liste d'acteurs à embaucher. Cela n'a toutefois pas empêché le réputé réalisateur Denys Arcand de jeter son dévolu sur l'humoriste pour sa comédie dramatique «Les invasions barbares» (2003). Devant les caméras de son film lauréat d'un Oscar, il a même tenu à lui confier un rôle de soutien synonyme de tristesse, convaincu que l'artiste pouvait être à la hauteur. Denys Arcand n'a pas été le seul à apprécier l'effort du principal intéressé, car ce dernier a reçu un prix Génie grâce à sa prestation.

Jessica Paré dans Stardom de Denys Arcand

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Quand est venu le temps de tourner Stardom (2000), sa comédie satirique sur le culte de la célébrité, Denys Arcand a également misé en gros en signant une entente avec une actrice pratiquement inconnue: Jessica Paré. À 19 ans, n'ayant qu'une expérience limitée dans des téléfilms, celle qui allait devenir la sexy Megan Calvet/Draper de la série Mad Men s'est vu confier la tête d'affiche du film. Elle a ainsi côtoyé des noms bien connus tels que Robert Lepage et Dan Aykroyd avant de tomber amoureuse de Piper Perabo sur le plateau de «Rebelles» de Léa Pool.

Patrick Huard dans Sur le seuil d'Éric Tessier

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Photo d'Archives et Courtoisie

 

La complexité de Thomas Roy, auteur de romans d'horreur de Sur le seuil (2003), aurait pu rebuter Patrick Huard qui n'avait pas véritablement eu la chance de prouver son talent dans des scènes dramatiques. Qu'à cela ne tienne, le réalisateur Éric Tessier qui, avec l'aide de l'écrivain Patrick Senécal, a adapté le livre à succès du même titre de ce dernier, a cru en lui. Comme si le défi de jouer un homme troublé tentant de s'enlever la vie n'était pas assez imposant, l'humoriste et acteur a également dû se préparer à donner la réplique à l'expérimenté Michel Côté.

Jean-Michel Anctil dans De père en flic d'Émile Gaudreault

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L'immense succès au box-office de la comédie De père en flic est en grande partie due à l'efficacité du duo formé de Louis-José Houde et Michel Côté. Ce qu'il ne faudrait pas oublier, par contre, c'est que le réalisateur et scénariste Émile Gaudreault s'est amusé à sortir de leur zone de confort certains artistes comme l'humoriste Jean-Michel Anctil. Ce dernier n'avait encore jamais vu son visage au grand écran quand il s'est retrouvé transformé en méchant chef d'un gang de motards, crâne rasé et belle moustache, pour ce film sorti en 2009. Quel choc!