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Une jeune bouchère ciblée par des activistes véganes

Ils auraient fait fermer son compte Instagram, la privant ainsi de certains contrats

Dominique Rioux voulait simplement partager sa passion pour la boucherie en publiant des photos et des vidéos sur son compte Instagram. Elle y montrait comment préparer notamment des agneaux et des porcs.
Photo Marie-Ève Dumont Dominique Rioux voulait simplement partager sa passion pour la boucherie en publiant des photos et des vidéos sur son compte Instagram. Elle y montrait comment préparer notamment des agneaux et des porcs.

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Une jeune bouchère dénonce que des activistes véganes ont réussi à faire fermer son compte Instagram après l’avoir menacée de mort, la privant ainsi de certains contrats.

La femme de 26 ans a commencé à être la cible de groupes d’activistes engagés contre l’exploitation animale l’an dernier.

« Je trouve ça un peu triste. J’ai l’impression de ne pas pouvoir m’exprimer entièrement dans mon art. Je peux montrer les plats, mais pas ce qui vient avant », dénonce Dominique Rioux, bouchère depuis cinq ans.

Les vidéos et photos qu’elle a mises en ligne sur Facebook et Instagram, où elle montre comment préparer des agneaux complets, des cochons entiers ou encore désosser des têtes de porc, n’ont pas plu à certaines personnes.

Dominique Rioux voulait simplement partager sa passion pour la boucherie en publiant des photos et des vidéos sur son compte Instagram. Elle y montrait comment préparer notamment des agneaux et des porcs.
Photo courtoisie

« Je suis vraiment passionnée. Ce n’est vraiment que des techniques de boucherie et justement de respecter l’animal en le cuisinant au complet », soutient-elle.

La jeune bouchère a reçu des milliers de messages haineux sur les réseaux sociaux à la suite de ces publications.

« J’ai eu des menaces de mort carrément. Des gens écrivaient à ma mère pour lui dire que j’étais une psychopathe. On a même eu des menaces de cocktails Molotov à la boucherie où je travaillais », raconte Mme Rioux.

Visibilité et contrats

Cette attention de la part des activistes véganes lui a cependant permis d’acquérir de la visibilité auprès des gastronomes et quelque 7500 abonnés sur son compte Instagram.

Cette notoriété lui a également permis de se trouver des emplois, de travailler sur le plateau d’une émission de cuisine et de recevoir des offres de compagnies de vêtements ou de couteaux.

« Ma marque de couteaux préférée m’avait même approchée pour une collaboration, souligne-t-elle. J’avais des gens partout dans le monde qui me suivaient. »

Mais voilà qu’il y a quelques jours, le réseau social Instagram a décidé de mettre fin à son compte sans aucun préavis.

« Lorsque j’ai tenté de me connecter, c’était écrit que mon compte avait été fermé parce que je n’avais pas respecté des conditions d’utilisation d’Instagram », se désole-t-elle.

Elle est certaine que son compte a été fermé par des activistes véganes qui se rassemblent pour inviter le plus de gens possible à signaler comme offensantes des photos ou des vidéos.

Milieu d’hommes

Cette passionnée de son métier déplore qu’on l’empêche de s’exprimer tandis que les classes de boucherie sont vides et que les seuls sièges occupés le sont par des hommes.

« Je suis fière de ce que je fais. Ce n’est pas commun pour une femme de faire de la boucherie, insiste-t-elle. On ne peut pas se cacher entre quatre murs dans notre sous-sol pour désosser des animaux. Les gens s’intéressent de plus en plus à ça, ils veulent savoir ce qu’ils mangent, il faut l’accepter. »