/lifestyle/food
Navigation

La baie d’argousier: ce petit fruit méconnu

Le Verger l’Argousière produit plus de deux tonnes de fruits

Argousiere 0803
Photo courtoisie, Danielle Robinson Anne Paquet et Hugo Laquerre, du Verger l’Argousière.

Coup d'oeil sur cet article

Bien qu’elle commence à se tailler une belle place dans notre univers culinaire, la baie de l’argousier demeure aujourd’hui un petit fruit orangé bien méconnu. Anne Paquet et Hugo Laquerre, du Verger l’Argousière situé à Saint-Côme-Linière ont décidé, au début des années 2010, de se lancer dans cette production hors du commun. Peu de téméraires au Québec ont tenté la même expérience.

« On cherchait quelque chose qui sortait de l’ordinaire et on a décidé de se lancer dans la production d’argousier », lance la copropriétaire Anne Paquet.

Hugo Laquerre, copropriétaire et conjoint de Mme Paquet, ajoute : « C’est un petit fruit qui mérite d’être connu. Au début, nous avons récolté de petites quantités et aujourd’hui, on parle d’environ deux tonnes. »

Cette petite baie, originaire de l’Asie et de l’Europe du Nord, possède un goût qui s’apparente au fruit de la passion.

Il est recommandé de le cuisiner afin de pouvoir savourer pleinement son petit goût acidulé.

Le plus complet au monde

Il s’agit également d’un aliment riche en oméga 3, 6, 7 et 9 ; en vitamine C et E ainsi qu’en antioxydant.

D’ailleurs, il a été démontré lors de nombreuses recherches que sa teneur en vitamine C serait 30 fois supérieure à celle d’une orange et que son taux de vitamine E dépasserait largement celui du blé et du soya.

Ce n’est pas pour rien que l’on décrit parfois la baie d’argousier comme étant le fruit le plus complet de la planète.

En 2007, le petit fruit a même été le sujet d’un congrès tenu à Québec, regroupant des experts et des producteurs de plus de 10 pays.

Transformation

La famille Paquet-Laquerre compte cueillir ses petits fruits d’ici la fin du mois d’août alors qu’ils seront rendus à maturité.

« Les gens viennent nous voir pour découvrir cette petite baie et ils peuvent la récolter en autocueillette. Nous proposons aussi, dans nos nombreux points de vente au Québec, des produits transformés. Nous avons du coulis, des vinaigrettes et même des épices qui font fureur sur un steak. Les gens peuvent aussi acheter en ligne sur notre site web », commente Mme Paquet.

« À la ferme, on fait même un gâteau qui vaut largement le détour », conclut M. Laquerre.

En vogue

La baie d’argousier étant de plus en plus populaire, la famille Paquet-Laquerre espère accroître sa production au courant des prochaines années.

Et Hugo et Anne aimeraient bien que leurs enfants, même s’ils sont actuellement trop jeunes, qui s’impliquent déjà dans la ferme, puissent un jour prendre la relève de l’entreprise et, ainsi, que l’argousier devienne une belle histoire de famille.