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Une mère se bat pour que ses enfants ne perdent pas leur héritage

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QUÉBEC | Une mère de Québec se bat pour sauver l'héritage qu'a laissé son ex-conjoint à leurs enfants lors de son décès.

La maison de Saint-Lambert-de-Lauzon, dans Chaudière-Appalaches, a été saisie parce que les assurances refusent de rembourser le prêt hypothécaire.

Guy Duclos est décédé en novembre 2016 de la sclérose latérale amyotrophique. Il avait 53 ans. Il a notamment laissé dans le deuil ses deux enfants, aujourd'hui âgé de 14 et 16 ans. Ces derniers croyaient hériter de la propriété de leur défunt père, mais Financière Manuvie refuse de rembourser l'hypothèque.

L’entreprise se réfère à une police d'assurance qui date de 2012. Dans celle-ci, on stipule que «l'assurance s'applique seulement au décès résultant d'un accident» et la maladie est exclue.

Ce qui pose problème à Sonia Dumont, son ex-conjointe, c'est un autre document, plus récent cette fois, soit une tout autre police d'assurance.

Il est écrit dans cette dernière qui date de 2013 que «Cette couverture exclut tout décès causé par certaines activités à risque élevé (...)». Il n’y a aucune mention de la maladie dans le dossier.

«En 2013, ce n’était pas marqué, même en petits caractères ce n’est pas marqué. Le père aussi pensait que cette assurance était correcte, que la maison allait revenir aux enfants», a déploré la mère, qui est partie en guerre contre Financière Manuvie.

Il est aussi écrit que le nouveau document remplace l'ancien contrat. Financière Manuvie n'est pas de cet avis.

«Leur papa est parti rapidement. Il pensait leur laisser ça! Leur maison, leur cour, ils ont tout perdu. Tout ça parce qu’il n’y a personne qui écoute là-bas pour donner une vraie raison. Tout ce dont ils parlent, c’est de 2012, sachant qu'un contrat, tu dois toujours respecter le plus récent, comme pour un testament.»

Sonia Dumont a mis en demeure Financière Manuvie. Elle réclame 280 000 $.

Du côté de l’entreprise, on refuse de commenter.