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Population exceptionnelle de requins-pèlerins sur la Côte-Nord

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Entre 25 et 30 requins-pèlerins ont été observés cette semaine par une équipe de la Station de recherche des îles Mingan au nord de l’île d’Anticosti. En 40 ans d’observation sur le Saint-Laurent, c’est la première fois que le directeur de l’organisme, Richard Sears, en voit autant dans un même secteur.

«Le premier qu’on a approché, j’ai estimé qu’il avait 37 pieds de long. Les autres avaient facilement 30 pieds et plus. On en a approché plusieurs pour voir les cicatrices. On a pu être certain qu’on voyait différents animaux à cause des cicatrices qu’ils avaient sur le corps», a indiqué le chercheur qui a été étonné de ces observations.

«Ça veut dire qu’il y a beaucoup de nourriture là-bas et que les conditions étaient bonnes pour les voir à la surface», a ajouté M. Sears.

Après le requin-baleine, le requin-pèlerin est le deuxième plus gros poisson de la planète. Il est inoffensif pour l’humain. Il se nourrit de plancton qu’il capte en ouvrant sa gueule pour filtrer l’eau avec ses branchies. Il peut vivre jusqu’à l’âge de 50 ans.

Pêches et Océans Canada estime sa population à 10 000 dans les eaux canadiennes de l’Atlantique.

Il est difficile de tirer des conclusions de l’observation exceptionnelle faite par l’équipe de la Station de recherche des îles Mingan. Richard Sears souligne que les requins-pèlerins ont une alimentation semblable aux baleines noires (aussi appelée baleines franches) qui sont observées en plus grand nombre depuis quelques années dans le golfe St-Laurent.

«C’est aussi une indication qui pourrait me dire pourquoi il y a plus de baleines franches dans le Saint-Laurent parce qu’eux, ils mangent la même chose, des copépodes. Souvent, on les associe dans le même secteur», a-t-il dit.

S’ils sont relativement abondants dans l’Atlantique, les requins-pèlerins ont toutefois presque disparu des eaux canadiennes du Pacifique. Cette espèce a été considérée comme une nuisance pour les pêcheurs. Une campagne d’éradication a été menée par le gouvernement dans les années 1950. Dans le Pacifique, le requin-pèlerin est considéré comme une espèce en voie de disparition depuis 2010.