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«Chill out», la charge mentale

«Chill out», la charge mentale
Illustration Nathalie Samson

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Dernièrement, je lisais un texte de Louis Morissette sur le site web de sa douce où, faisant référence à la pression à laquelle se soumettent les mères d’aujourd’hui, il dit : « “CHILL OUT”, LES FILLES ! ! ! »

En gros, ce qu’il tente de faire comprendre à travers son billet d’humeur, c’est que la super-mom-moderne doit apprendre à mettre la pédale douce sur la fameuse charge mentale et tenter d’en transférer un peu dans la cour des pères.

Si vous avez de la chance comme moi, votre doux participe activement au partage équitable des tâches quotidiennes. La maison est bien rangée, l’épicerie faite et les comptes payés. Je n’ai jamais à sortir les poubelles ou vider le lave-vaisselle, et c’est aussi chéri qui, généralement, va récupérer le petit à la garderie. Joie.

Mais...

Même s’il prend en charge ces tâches indispensables, vous me retrouverez quand même, telle une petite fourmi, à m’activer le cerveau incognito, gérant tous ces petits trucs qui font que le quotidien de la maisonnée se déroule rondement.

Alors, pendant que je tente de pondre un texte pseudo rigolo sur la vie de mom, je dois aussi penser à ce qu’on va manger pour souper, le préparer, faire le plein de couches, de crème à fesses et de crème solaire, gérer les changements de garde-robe, raccommoder au besoin, prendre rendez-vous chez le pédiatre et imaginer les bricolages que petit poulet offrira à son éducatrice de la garderie pour toutes ces fabuleuses occasions festives au calendrier.

Et ce n’est qu’un avant-goût.

Comme beaucoup de mères, je cuisine, j’organise, je planifie, je décore, je gère les anniversaires, les coupes de cheveux, le lavage, je pense à tout et je m’inquiète de tout, quoi ! C’est ça, la charge mentale, avoir le cerveau qui roule à 100 km/h, 24/7. Et c’est pas pire drainant, je vous en passe un papier.

Facile à dire

Demander de l’aide ? Tiens, je pourrais ajouter ça à ma To-do liste.

À travers les époques, les femmes ont été « programmées » pour gérer tous ces trucs qui concernent leurs progénitures. Maudits stéréotypes. À ce sujet, je vous suggère fortement d’aller jeter un œil à la BD de la dessinatrice française Emma* où le quotidien de parents, mères vs pères, est très bien représenté.

Susan Walzer, sociologue américaine, a publié en 1996 les résultats de son étude nommée Thinking About the Baby (Penser au bébé, en français) qui confirme quelques vérités qui se retrouvent dans la BD d’Emma. Les mères portent bel et bien le fardeau de la charge mentale familiale, et même si leur partenaire participe activement aux tâches du quotidien, elles sont principalement celles qui doivent penser à tout ce qui doit être fait. Tout. Le. Temps.

Alors, au billet de Louis, je réponds « ACTIVEZ LE HAMSTER ET OFFREZ VOTRE AIDE, LES GARS ! ». Déléguer ne ferait que cantonner davantage les mères dans le rôle de gestionnaires en titre du bien-être domestique, poste auquel je n’ai personnellement jamais aspiré.

* Fallait demander sur www.emmaclit.com