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Juillet en décibels et en dents de scie

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Vous l’aurez remarqué, l’été 2018 est riche en festivals, mais diablement pauvre de parutions incontournables. D’où ce retour tardif sur des œuvres majeures – et inégales – de juillet.

Artistes variés - Mamma Mia ! Here We Go Again

★★★

Photo courtoisie

Une décennie après le dévoilement de l’adaptation cinématographique de la comédie musicale culte signée Abba, voici Mamma Mia ! Here We Go Again, une suite accompagnée – évidemment – d’une trame sonore. Pour celles et ceux qui résistent encore, cédez. Le disque est à l’image du long métrage : un péché mignon.

En terrain connu

Non content de compter dans ses rangs Benny Andersson et Björn Ulvaeus d’Abba ainsi que Judy Craymer (la productrice de la fameuse comédie musicale), les artisans derrière Mamma Mia ! Here We Go Again vont jusqu’à reprendre certains classiques de l’œuvre originale comme Dancing Queen (une adaptation cruellement conservatrice) et Fernando (une relecture quand même satisfaisante par Cher et Andy Garcia).

Bref, côté surprises, on repassera... surtout que la majorité des incontournables d’Abba retenus ne sont pas nécessairement les plus grandes chansons du quatuor. Outre Angel Eyes – reprise ici par Julie Walters, Christine Baranski et Amanda Seyfried –, la fête annoncée ne lève pas. Ou très peu.

Et pourtant...

Tout comme la comédie musicale et le film en découlant, le plaisir des interprètes est également contagieux sur Mamma Mia ! Here We Go Again, et ce, malgré une sélection de pièces plus mollo.

Rien ici, donc, pour convertir les néophytes au phénomène, mais les mélomanes devraient tout de même tendre l’oreille, ne serait-ce que pour se faire une idée.

Underworld et Iggy Pop - Teatime Dub Encounters

★★

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À l’image de certains drinks estivaux, ce choc de titans est une bonne idée sur papier, mais un problème de digestion en pratique. C’est malheureusement le cas de Teatime Dub Encounters, un maxi à la prémisse pourtant ambitieuse. En gros : le parrain du punk Iggy Pop chantonne et jase (de fumer dans des avions sur Bells & Circles, de vieillir sur I’ll See Big, etc.) sur fond de beats un brin génériques du duo électro britannique. En fin de compte, les fans des deux camps demeurent sur leur faim. Dommage.

Dee Snider - For the Love of Metal

★★ ½

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Au risque de me faire retirer ma chronique, allons-y d’une confidence : ce nouvel album du Twisted Sister en chef est... potable. Pas génial, mais loin d’être le bide annoncé. En bonne compagnie (l’ex-Killswitch Engage Howard Jones y collabore, tout comme Mike Morton de Lamb Of God), M. Snider y va d’une œuvre qui fait métal « du bon vieux temps », sans toutefois singer ses congénères. Pas fantastique, mais tout de même surprenant, j’vous dis !

88rising - Head In The Clouds

★★★ ½

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Sûrement une des étiquettes rap les plus intéressantes du moment, 88rising mise surtout sur des artistes asiatiques. Head In The Clouds est la première compilation du label et rassemble plusieurs collaborations, notamment avec Rich Brian (qui a percé en Amérique plus tôt cette année), le groupe chinois Higher Brothers ainsi que l’ex-sensation YouTube Joji (l’inventeur du Harlem Shake, c’est lui). Malgré les inspirations champ gauche du collectif, Head In The Clouds coule plutôt bien. À essayer !

Coup de coeur


Thin Lips - Chosen Family

★★★★

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Ah ! Ce doux sentiment quand on découvre un nouveau band ! Cette fois, la sensation me vient de Thin Lips, un groupe rock indé de Philadelphie mené par Chrissy Tashjian. Sur ce deuxième album, la guitariste et chanteuse s’épanche sur sa sortie du placard, la mort de proches et d’autres sujets épineux. Et pourtant, les mélodies du trio demeurent très énergiques et contagieuses. Les fans de Cayetana, Partner et Antarctigo Vespucci, notamment, devraient adorer.