/travel/destinations
Navigation

Monts et merveilles de la Gaspésie

Monts et merveilles de la Gaspésie
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides

Coup d'oeil sur cet article

L’été est propice aux virées en voiture ! Le long de la route 132, entre mer et montagnes, sur une boucle de plus de 880 kilomètres, la Gaspésie offre monts et merveilles à ses visiteurs. Partez, en sept étapes, à la découverte d’une magnifique région.

1. Des jardins en fleurs

Montréal–Grand-Métis : 585 kilomètres

De Montréal, la Gaspésie, ce n’est pas la porte à côté ! Il faut se rendre jusqu’au bout de l’autoroute 20, à Mont-Joli, pour enfin rouler en sol gaspésien. Sur le chemin, arrêtez-vous à Sainte-Flavie. Les guédilles au homard de la cantine Sainte-Flavie sont à tomber par terre !

Notre première étape est à Grand-Métis, aux fameux Jardins de Métis, le fruit du travail acharné de la grande passionnée Elsie Reford. Petits et grands (les moins de 13 ans ont l’entrée gratuite, donc autant en profiter) partent à la découverte de ces jardins développés autour d’un ruisseau, de la fameuse allée royale ou encore des beaux pavots bleus de l’Himalaya, la fleur emblématique du domaine. En tout, plus de 3000 variétés sont présentées dans 15 jardins.

La grande maison au cœur de la propriété sert aujourd’hui de musée et de restaurant pour le dîner. À l’étage, la nouvelle exposition permanente Elsie, vue par... raconte Elsie Reford, une femme visionnaire, vue par ses proches.

Les Jardins de Métis ont acquis leur reconnaissance internationale également grâce à la présentation du Festival international de jardins, qui célèbre cette année sa 19e édition.

2. Grandioses Chic-Chocs

Grand-Métis–parc national de la Gaspésie : 178 kilomètres

Monts et merveilles de la Gaspésie
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides

Nous continuons sur la route 132, le long du fleuve Saint-Laurent. La rive opposée se fait de plus en plus lointaine. À Sainte-Anne-des-Monts, nous en profitons pour jeter un coup d’œil aux sculptures en bois de la Fête du bois flotté, exposées à l’année.

Le décor impressionnant du parc national de la Gaspésie
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides
Le décor impressionnant du parc national de la Gaspésie

Puis, nous quittons la route 132 et le fleuve, direction la Haute-Gaspésie. À une quarantaine de kilomètres se trouve le parc national de la Gaspésie, son mont Albert, ses orignaux et ses caribous. Géré par la SEPAQ, ce parc offre une véritable incursion dans la vaste forêt de la Gaspésie. Ici, il n’est pas rare de croiser des orignaux (au sentier Ernest-Laforce, au coucher du soleil) et des caribous des forêts (plus de 75 d’entre eux vivent dans la toundra des plateaux du mont Albert et du mont Jacques-Cartier). Activité vedette du parc, la randonnée peut se pratiquer en famille en empruntant le sentier du lac aux Américains. Pour un plus grand défi, gravissez les 17 kilomètres du Tour-du-Mont-Albert.

Côté hébergement, la SEPAQ offre l’embarras du choix avec du camping traditionnel, des prêt-à-camper ou encore le gîte du Mont-Albert. Nouveauté cette année : il est possible de louer les refuges du camping du Mont-Albert, accessible en voiture, qui peuvent accueillir jusqu’à huit personnes. Parfait pour les groupes d’amis adeptes du plein air !

3. Forillon, le bout du monde

Parc national de la Gaspésie–parc national Forillon : 230 kilomètres

Découvrez l’histoire de la jolie maison jaune qui surplombe la mer.
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides
Découvrez l’histoire de la jolie maison jaune qui surplombe la mer.

De retour à Sainte-Anne-des-Monts, nous reprenons la route 132 vers l’est. Une succession de petits villages, nichés dans des anses, s’offrent à nous, entrecoupés par des falaises vertigineuses qui plongent vers le Saint-Laurent. Ouvrez l’œil, il n’est pas rare de voir des rorquals nager non loin de la rive et des phoques se prélasser sur des rochers.

Forillon, entre mer, falaises et forêt
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides
Forillon, entre mer, falaises et forêt

Le parc Forillon, un parc national du Canada, regorge d’activités entre terre et mer. À la plage Penouille, les plus courageux se baignent dans les eaux froides du golfe du Saint-Laurent. Au camping de Cap-des-Rosiers, la belle plage de galets est propice à l’observation d’oiseaux maritimes, de phoques et de baleines. La randonnée menant à la Tour du Mont Saint-Alban permet de surplomber le parc et les falaises de Cap-Bon-Ami.

Le secteur sud est aussi plein de richesses avec sa randonnée, facile, qui mène au bout du monde. À Grande-Grave, il est possible de prendre part à une croisière aux baleines en zodiac avec la compagnie Croisières Baie de Gaspé, la seule habilitée à offrir ce type de service dans le parc. Rorqual à bosses, petit rorqual et même rorqual bleu, le plus grand animal au monde, avec ses 30 mètres de long, peut être observé lors d’une excursion de quelques heures.

4 Gaspé, le berceau du Canada

Parc Forillon–Gaspé : 25 kilomètres

Monts et merveilles de la Gaspésie
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides

À 30 minutes de voiture du parc Forillon, la ville de Gaspé se visite le temps d’une journée pour son histoire, ses musées et ses bons restaurants. Mention d’ailleurs à la bouillabaisse gaspésienne du Brise-Bise ou aux bières savoureuses de la toute nouvelle microbrasserie Cap Gaspé.

Gaspé
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides
Gaspé

Le site historique du Berceau du Canada, ouvert en plein cœur de la ville il y a trois ans, vaut le coup d’œil. Ce musée à ciel ouvert compte quelques bâtiments historiques retraçant l’histoire du port autrefois fréquenté par les baleiniers et les pêcheurs de morue. C’est ici probablement que Jacques Cartier aurait planté sa croix pour prendre possession des terres en juillet 1534.

Forillon
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides
Forillon

Non loin de là, les expositions permanentes et temporaires du Musée de la Gaspésie offrent des perspectives intéressantes et différentes sur la région. La Bolduc, artiste originaire de la Gaspésie, est présentement à l’honneur dans une exposition temporaire.

5. Percé, son rocher et son île

Gaspé–Percé : 61 kilomètres

Monts et merveilles de la Gaspésie
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides

Symbole de la Gaspésie, le rocher Percé est la vedette incontestée de la ville la plus touristique de la région. De la toute nouvelle promenade longeant la plage, du cap Mont-Joli, du bateau de croisière Julien-Cloutier, de la plateforme vitrée suspendue du Géoparc ou encore de l’île de Bonaventure, le rocher est toujours présent, en train de veiller sur Percé.

Le Géoparc, ouvert il y a trois ans, explique bien d’où vient cette formation calcaire vieille de 375 millions d’années, grâce à sa salle interactive Tektonik, qui plaira grandement aux enfants. Le parc propose également des kilomètres de sentiers sur les flancs du mont Saint-Anne, une tyrolienne et la fameuse plateforme vitrée suspendue pour le plus beau panorama de la ville.

Une visite à Percé ne serait complète sans une randonnée sur l’île de Bonaventure, un parc géré par la SEPAQ, qui compte la plus grande colonie de fous de Bassan d’Amérique du Nord. Les visiteurs s’approchent alors des oiseaux de très près et étudient leur comportement. À pied, via le sentier du chemin du Roy, le tour de l’île permet de visiter quelques maisons centenaires fort bien conservées.

De retour à Percé, les amateurs de magasinage ont l’embarras du choix avec de nombreuses boutiques d’artisanat local, comme l’atelier de la céramiste-peintre Marie-Josée Tommi ou encore Wazo et ses créations de joaillerie.

Le soir venu, la Maison du Pêcheur est l’incontournable restaurant pour qui veut déguster, vous l’aurez deviné, des produits de la mer.

6. La Baie-des-Chaleurs

Percé–Carleton-sur-Mer : 204 kilomètres

Notre dernière étape en Gaspésie nous amène le long de la baie des Chaleurs, nommée ainsi pour son microclimat et ses eaux un peu plus chaudes qu’ailleurs dans la région.

Boutique d’artisanat, Baie-des-Chaleurs
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides
Boutique d’artisanat, Baie-des-Chaleurs

À Bonaventure, nous nous arrêtons à la boulangerie La Pétrie, pour quelques gâteries salées et sucrées. Non loin de là se trouve un centre d’artisanat, à côté du Musée acadien du Québec. À la boutique Évangéline, les adeptes d’achat local pourront s’offrir une catalogne authentique, tissée par le Cercle des fermières de Bonaventure lors des longs mois d’hiver. Bonaventure est aussi reconnue pour son Bioparc, où l’on observe caribous, orignaux, ours, loups, lynx et plus encore, et pour sa magnifique rivière à l’eau translucide, que l’on descend en kayak, canot ou planche à pagaie (avec Cime Aventures).

Monts et merveilles de la Gaspésie
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides

Nous continuons notre route vers Carleton-sur-Mer, réputée pour ses eaux chaudes et sa longue plage, bondée lors des belles journées estivales. Pour le souper, direction la terrasse du Naufrageur, une microbrasserie plébiscitée pour ses bières et son menu.

À quelques kilomètres de Carleton-sur-Mer se trouve un parc national, une nouvelle fois géré par le SEPAQ, qui gagnerait à être plus connu. Le parc de Miguasha figure depuis 1999 sur la liste du patrimoine de l’UNESCO, car il est considéré comme le site paléontologique le plus représentatif au monde de la période du Dévonien, communément appelé « l’âge des poissons ». Ici, on retrouve des fossiles de poissons et d’arbres datant de 380 millions d’années. Encore aujourd’hui, scientifiques et touristes font de remarquables découvertes au pied de la falaise.

7. Le Parc National du Bic, sur le retour

Carleton-sur-Mer–parc national du Bic : 277 kilomètres

Parc national du Bic
Photo courtoisie, Hortense Des Dorides
Parc national du Bic

Parce que de Carleton-sur-Mer, la route vers Montréal prend plus de huit heures, nous nous arrêtons au fameux parc national du Bic, tout près de Rimouski, pour nous imprégner une dernière fois de l’immensité du fleuve. Ici, familles et groupes d’amis peuvent choisir entre le camping traditionnel ou des prêt-à-camper fonctionnels, comme des yourtes, des chalets ou les toutes nouvelles Étoiles, des minimaisons cubiques qui ont investi le secteur Tombolo cette année. Incontournable, la randonnée du Pic-Champlain offre un panorama exceptionnel sur les îles et le littoral. L’auteure de ces lignes a même pu apercevoir un troupeau de bélugas, nageant au loin !

Les minimaisons cubiques dans le secteur Tombolo
Photo courtoisie, SEPAQ
Les minimaisons cubiques dans le secteur Tombolo

Autre randonnée magnifique, le Chemin du Nord longe le littoral du parc jusqu’au cap à l’Orignal. À marée basse, il est alors possible d’effectuer la randonnée sur les rochers à la recherche de trésors. La maison La Rose des Thés, si bien nommée parmi tous les rosiers sauvages, constitue un beau cadre pour une petite pause.

Les plus sportifs pourront opter pour une sortie en kayak avec Aventures Archipel. Au gré des marées, les kayakistes observent la faune et la flore du parc, ses îles, tout en fournissant un effort physique gratifiant à la fin de l’aventure !