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Un génial premier roman

Idaho, Emily Ruskovich, Aux Éditions Gallmeister, 368 pages
Photo courtoisie Idaho, Emily Ruskovich, Aux Éditions Gallmeister, 368 pages

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En nous entraînant dans les vertes contrées de l’Idaho, la jeune écrivaine américaine Emily Ruskovich signe un mémorable roman noir.

Alors qu’il vient à peine d’avoir 50 ans, Wade commence déjà à perdre la mémoire. Et pas rien qu’un peu. À l’instar de son père et de son grand-père, qui ont jadis souffert de ce mal incurable, il est condamné à bientôt tout oublier, même ce qui est arrivé neuf ans plus tôt à sa première femme et à leurs deux adorables fillettes. Mais Ann, sa seconde épouse, a bien l’intention d’y remédier en partie en essayant de reconstituer coûte que coûte les grandes lignes de ce drame... avant que tous les souvenirs que Wade conserve encore de Jenny, de June et de May ne s’effacent pour toujours.

En 1995, alors qu’ils étaient partis chercher du bois dans les montagnes sauvages situées au large d’Athol et de Careywood, dans l’Idaho, Wade et sa petite famille ont en effet vécu l’indicible. Alors qu’ils étaient quatre à l’aller, ils ne seront plus que deux au retour, May, six ans, ayant été assassinée non loin de leur pick-up tandis que June, neuf ans, disparaîtra dans la nature sans jamais être retrouvée.

Refaire sa vie

Un drame terrible dont Wade se remettra peu à peu en refaisant sa vie avec Ann, une prof de musique aussi sensible que dévouée qui saura l’aider à traverser la vaste gamme des émotions liées à la perte de ses filles... tout en recueillant ici et là de maigres informations sur ce qui s’est réellement produit lors de ce fatidique après-midi d’août.

À la fois fascinant et bouleversant, un roman dense et admirablement bien écrit que personne ne pourra oublier de sitôt.

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La vie d’Anna n’a rien d’un conte de fées, car pour réussir à joindre les deux bouts, elle a longtemps dû enchaîner les heures supplémentaires... avant de se faire mettre carrément à la porte. Mais alors que ses dettes ne cessent d’augmenter et que le moral de ses deux filles dégringole de jour en jour, Anna décidera de faire quelque chose de complètement fou pour sauver sa famille : faire le tour de la Scandinavie en camping-car. Un très, très sympathique page-turner !

Les Dumas – Bâtards magnifiques

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Claude Schopp et Sylvain Ledda, aux Éditions La Librairie Vuibert, 348 pages

 

Si on a profité du temps des vacances pour relire Les trois mousquetaires, Le comte de Monte-Cristo ou La dame aux camélias, on aura peut-être envie de lire la bio de la surprenante famille Dumas qui, en plus de ses deux célèbres Alexandre (père et fils), a aussi compté un général de la Révolution française et une romancière qui ne réussira jamais à percer.

200 drôles d’expressions qui ont du corps

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D’où viennent les expressions « avoir un poil dans la main », « prendre des vessies pour des lanternes », « se mettre le doigt dans l’œil », « se saigner aux quatre veines », « tirer les vers du nez » ou « mettre du baume au cœur » ? Pour le découvrir de façon assez divertissante, il n’y a qu’à ouvrir ce livre préfacé Alain Rey, dont les explications (et les illustrations !) ne manquent pas d’humour.

Famille futée 4

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C’est l’un des meilleurs alliés des parents pressés soucieux d’éviter les plats préparés du commerce remplis de sel, d’additifs chimiques et de matières grasses. Avec ce quatrième tome, on pourra ainsi se régaler vite fait en préparant bibimbap (bol coréen), braisés de porc à l’ail et au romarin, tarte de polenta à l’agneau, poulet shish-taouk, salade de pois chiches à la marocaine, boulettes suédoises végé, beignets de morue à la ricotta, mousse aux cerises ou biscuits Oreo maison.

Les cendres de berlin

Les cendres de Berlin, Luke McCallin, Aux Éditions du Toucan, 560 pages
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Les cendres de Berlin, Luke McCallin, Aux Éditions du Toucan, 560 pages

Après avoir bien malgré lui été nommé capitaine de l’Abwher pendant qu’Hitler était encore de ce monde (pour en savoir plus à ce sujet, on vous invite à lire L’homme de Berlin), Gregor Reinhardt aura enfin la chance de redevenir simple inspecteur au sein de la police criminelle de Berlin. Mais en 1947, la capitale allemande n’est plus qu’un vaste champ de ruines occupé par les Alliés et les Soviétiques, et pas un jour ne passe sans que les tensions entre ces deux factions ne montent d’un cran.

Des morts sous les décombres

C’est dans ce contexte franchement houleux que plusieurs meurtres ne tarderont pas à être commis aux quatre coins de la ville et que Reinhardt sera chargé d’enquêter. Le hic ? Presque plus personne ne fait assez confiance aux membres des forces publiques pour oser se confier, surtout quand d’anciens SS prêts à tout pour se venger continuent de rôder dans les parages...

Finaliste du Prix du roman historique CWA 2017, ce troisième et dernier volet des aventures de Gregor Reinhardt plaira surtout aux fans du défunt Philip Kerr, curieux d’en apprendre plus sur les débuts de la guerre froide.