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Les jeunes libéraux veulent bannir les voitures à essence d’ici 32 ans

Circulation
photo d'archives

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TVA Nouvelles a appris que les jeunes libéraux proposeront de bannir les véhicules à essence des routes du Québec d’ici 2050 afin d’atteindre l’objectif de zéro émission nette de carbone dans 32 ans.

La commission jeunesse du PLQ veut pousser plus loin le virage vert que Philipe Couillard a entrepris lors de la COP 21, à Paris, en 2015.

Lors du 36e congrès qui se tiendra à Montréal le week-end prochain, les jeunes libéraux demanderont au gouvernement d’interdire la vente de véhicules neufs à essence d’ici 2040 et de les bannir des routes dix ans plus tard. «Le but, c’est d’intéresser les jeunes. Les jeunes s’intéressent à l’environnement et ils comprennent l’enjeu. Ils comprennent que le Québec est en position de leadership sur les questions des changements climatiques», clame le président de la commission jeunesse du PLQ Stéphane Strill.

«40% des émissions de gaz à effet de serre sont actuellement dues aux transports. Si on règle la question des transports, c’est la moitié du problème qui est réglé», juge-t-il.

En juin 2017, lors de la présentation de sa politique énergétique, le gouvernement Couillard souhaitait augmenter le parc de véhicules électriques à 100 000 d’ici 2021. Selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), il y avait plus de 4 700 000 véhicules immatriculés au Québec en juin dernier. Du nombre, un peu plus de 13 600 voitures étaient électriques.

Donner l’exemple

«Le pétrole, il n’y en aura plus d’ici 60 ans, on n’a pas le choix d’aller ailleurs, souligne Stéphane Strill. On a les moyens, on a la technologie, on a l’électricité pas chère, on la produit ici, on n’a pas le choix d’aller dans cette direction.»

Le président de la commission jeunesse croit que le Québec doit donner l’exemple, surtout que l’administration Trump ne veut plus limiter les émissions de gaz à effet de serre des automobiles fabriquées aux États-Unis.

La récente décision du gouvernement Trudeau de diminuer sa cible de réduction de gaz à effet de serre, jumelée à celle du premier ministre ontarien de Doug Ford de se retirer du marché du carbone, incite les jeunes libéraux à vouloir donner l’exemple.

Le fonds vert dans la mire

En plus des voitures à essence, les jeunes libéraux demanderont au gouvernement de resserrer les conditions de recevabilité du Fonds vert afin qu’il remplisse sa mission principale de développement durable.

Le Journal de Québec a déjà révélé que le Fonds Vert avait servi à financer des programmes qui n’avaient aucun lien avec la lutte aux changements climatiques.

La commission jeunesse veut aussi que l’État élimine les subventions annuelles liées à la consommation et à la production d’énergies fossiles.