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L’accusé serait non criminellement responsable d’un double meurtre

L’accusé serait non criminellement responsable d’un double meurtre
Photo TVA Nouvelles

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SEPT-ÎLES | Une évaluation psychiatrique a conclu que Ronald Henry Tooma est non criminellement responsable du double meurtre non prémédité dont il est accusé. La Couronne a toutefois indiqué vouloir demander une deuxième expertise psychiatrique.

Ces informations ont été dévoilées par la procureure de la Couronne, Me Marisol Guerrero-Clusiau, lors d’une audience tenue le 1er août au palais de justice de Sept-Îles. L’information n’avait pas encore été rendue publique.

« Monsieur est maintenant apte à comparaître et à subir son procès. Il y a une évaluation par contre qui indique qu’il est non criminellement responsable », a-t-elle indiqué à la Cour.

Traitement forcé

La procureure demandera donc à un autre psychiatre de rencontrer l’accusé.

« On veut avoir une deuxième opinion parce que c’est un dossier très sérieux », justifie-t-elle.

Le dossier reviendra à la cour en septembre pour la suite des procédures. L’accusé demeurera détenu à l’Institut Philippe-Pinel pendant cette période.

En juin, le personnel de l’Institut Philippe-Pinel avait déclaré ne pas être en mesure d’effectuer l’évaluation de l’accusé à cause de son état mental. La Cour avait alors rendu une ordonnance de traitement pour permettre aux psychiatres de faire leur évaluation.

« On a ordonné qu’il y ait des traitements. Monsieur est devenu apte, et là, ils ont pu procéder à l’évaluation sur la responsabilité aussi », explique Me Guerrero-Clusiau.

Coups de marteau

Ronald Henry Tooma est accusé d’avoir tué une femme de 25 ans et une fillette de 2 ans et demi le 23 avril 2018 à Sept-Îles. Les meurtres auraient été commis à coups de marteau en présence d’autres enfants.

Des ordonnances de non-publication interdisent de communiquer les noms des victimes et des témoins ainsi que la preuve présentée au soutien de la demande d’évaluation psychiatrique.

Le procureur en défense, Me Jean-Luc Desmarais, n’a pas voulu accorder d’entrevue.