/sports/fighting
Navigation

Un gros défi pour Simon Kean au Centre Vidéotron

Il affrontera Dillon Carman le 6 octobre

Simon Kean, lors du point de presse annonçant son combat contre Dillon Carman.
Photo Jean-François Desgagnés Simon Kean, lors du point de presse annonçant son combat contre Dillon Carman.

Coup d'oeil sur cet article

Le poids lourd Simon Kean fera face au plus important défi de sa carrière contre l’Ontarien Dillon Carman, le 6 octobre, au Centre Vidéotron. Un combat qui devrait lui permettre de s’approcher encore un peu plus d’une position d’aspirant à un titre mondial.

C’est ce que le Trifluvien, invaincu en 15 duels (14 K.-O.), n’a pas hésité à répondre quand la question lui a été posée à l’issue de la conférence de presse dévoilant cette troisième carte d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) en six mois qui sera présentée à l’amphithéâtre de Québec.

Kean en sera à sa première sortie depuis qu’il a terrassé au troisième round Adam Braidwood en juin. La mission s’annonce plus compliquée contre Carman (13-3, 12 K.-O.), un ex-champion canadien qui avait livré une guerre de tranchées à Éric Martel-Bahoéli pour cette ceinture en 2014.

Simon Kean, à gauche, et Dillon Carman ont donné le ton, mardi en conférence de presse.
Photo Jean-François Desgagnés
Simon Kean, à gauche, et Dillon Carman ont donné le ton, mardi en conférence de presse.

« Il est grand et j’ai de la difficulté avec des gars qui sont grands parce que j’ai moins de repères. Je devrai m’ajuster avec des partenaires d’entraînement. Si j’ai une chance de l’éteindre, je vais l’éteindre, mais j’aimerais faire plusieurs rounds. Mon objectif est d’être champion du monde et je ne pense pas que les championnats du monde vont se gagner toujours en deux, trois rounds.

« C’est un bon boxeur qui cogne, mais je ne pense pas que son intelligence en boxe soit aussi développée que la mienne et il n’a pas autant d’expérience que moi. Puis, je crois que je vais l’avoir du côté stratégique », a relaté Kean.

Depuis longtemps

Avant même que les deux pugilistes ne fassent le saut chez les professionnels, celui que l’on surnomme le « Grizzly » cherchait à mettre les gants contre le natif de Belleville.

« Il m’a glissé entre les griffes au niveau amateur et je me rappelle qu’il m’avait lancé quelque chose d’arrogant dans un événement. J’aurais aimé l’affronter quand il était champion canadien. Je vais venger une autre fois Éric Martel [un ami] », a raconté le géant de 6 pi 5 po.

Selon le promoteur Camille Estephan, son protégé pourrait obtenir une chance en championnat du monde d’ici la fin de l’année 2019.

« Il veut continuer à monter dans les classements mondiaux pour avoir un championnat du monde à la fin. L’important est son développement et on ne veut pas brûler les étapes ni aller trop vite », a-t-il assuré.

Un adversaire confiant

Débordant d’assurance, Carman est cependant conscient que Kean est le favori.

« C’est un gros défi. Vous avez vu le kid, c’est un monstre ! Je dois m’entraîner fort au gym et rester intelligent. Simon a bien fait contre Braidwood, mais Braidwood n’est pas proche de mon niveau. Simon et moi sommes les deux meilleurs boxeurs au Canada chez les poids lourds », a dit l’athlète de 32 ans.

 

Sous-carte: Drolet et Thibault devant leurs partisans

 

Ce troisième gala d’EOTTM au Centre Vidéotron aura une fois de plus une saveur locale.

Si Simon Kean fera les frais de la finale, Steven Butler (24-1, 21 K.-O.) s’occupera de la demi-finale contre Jordan Balmir (10-0, 6 K.-O.),

Vincent Thibault (6-0, 2 K.-O., Charlesbourg) et Clovis Drolet (6-0, 3 K-.O., Beauport) seront aussi en action. Leurs adversaires seront dévoilés plus tard.

Thibault tentera d’impressionner son bruyant public, lui dont les deux dernières victoires sont survenues par décision unanime.

Son dernier combat remonte au 23 juin où il avait l’emporté contre le Mexicain Manuel Garcia au Casino de Montréal.

Le choc du 6 octobre aura lieu chez les 163 lb dans le but éventuel de se battre à 160 lb.

« Je fais affaire avec des spécialistes qui s’assurent que tout aille bien. Je peux dire une chose sur mon prochain adversaire : je ne l’aime pas ! » a lancé Thibault en riant.

Quant à son pote Drolet, il n’est pas grimpé dans le ring depuis le gala du 7 avril à Québec en raison d’une légère blessure au bas du dos. Ce retour à la maison, comme il l’a si fièrement souligné devant la presse, tombera donc à point.

« On est quasiment rendus comme une équipe de sports, comme les Remparts ou le Rouge et Or. Le Centre Vidéotron, c’est notre domicile et quand on n’y est pas, c’est comme si on boxait à l’étranger. »

Objectif

Estephan et son équipe espèrent attirer au moins 5500 personnes. Il se dit déjà prêt à modifier la configuration prévue de l’enceinte si la réponse du public est forte.

« On va battre les chiffres [qu’on a eus à nos deux premiers galas] », a lancé le promoteur, qui voit d’un bon œil la victoire d’Eleider Alvarez contre Sergey Kovalev pour le titre WBO des mi-lourds.

« Il y a une vague positive dans la boxe professionnelle avec la victoire d’Alvarez et ça élève la barre. On a le talent.