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Autodérision efficace au PQ

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La nouvelle campagne publicitaire du PQ fait grand bruit. Et quand j’y regarde de près, le tout suit à la lettre toutes les recommandations pour une campagne de pub humoristique réussie.

D’abord, le choix des « one-liners ». Cette tactique efficace a été, entre autres, largement utilisée par le président Ronald Reagan. Même si certaines blagues étaient moins efficaces, elles demeuraient, dans l’ensemble, un vecteur de sa popularité.

L’usage de l’autodérision

Ensuite, l’autodérision qui, ici, ne joue pas la carte de l’humiliation. On mise plutôt sur le positif, le fait que le PQ a souvent rebondi, est tenace, travaille pour la population et n’abandonne pas.

La recherche a maintes fois prouvé que l’autodérision est beaucoup plus efficace et appréciée en politique que les blagues qui attaquent les adversaires.

L’un des objectifs de l’autodérision en politique est d’équilibrer la confiance, l’ego et le statut privilégié du politicien en société pour le rendre plus humain aux yeux de la population. Ici, je crois que le tout a été bien joué, surtout en ce qui concerne le chef du parti, à qui l’on reproche souvent d’avoir l’air trop intellectuel. L’humour casse un peu la glace qui nous tient à distance de Jean-François Lisée.

Humour et publicité

Et côté publicité, ici aussi les règles d’efficacité de l’utilisation de l’humour sont suivies à la lettre.

L’humour est extrêmement efficace en publicité, non seulement pour attirer l’attention, mais également pour éveiller les connaissances et le savoir.

La clé du succès réside dans l’identification, dans la façon dont la publicité saura rejoindre par l’humour un thème, une balise culturelle, un besoin concret que vit le public. Il faut que la blague soit intimement liée au produit à mettre en valeur. Dans le cas qui nous concerne, il serait difficile d’attribuer les blagues à un autre parti politique.

En d’autres mots, une entrée réussie du PQ en vue d’un automne mouvementé.