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De plus en plus exposés aux risques boursiers

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Les investisseurs canadiens détiennent dans leurs portefeuilles des parts de fonds communs de placement pour une valeur de 1514 milliards de dollars.

C’est presque trois fois plus qu’en février 2009, alors qu’ils en possédaient pour une valeur de 551 milliards de dollars, selon les données compilées par l’Institut des fonds d’investissement du Canada.

Par conséquent, les Canadiens sont donc aujourd’hui nettement plus exposés aux aléas de la Bourse que lors de la grave crise financière de 2008, début 2009.

Advenant une sévère correction boursière, le volume des « pertes », à tout le moins sur papier, s’annonce forcément plus élevé.

Je fais référence ici aux fonds dont les portefeuilles renferment des actions, comme les fonds d’actions et les fonds équilibrés. Ces fonds représentent 85 % de l’actif total.

La forte augmentation de l’actif des fonds communs détenus par les Canadiens est attribuable à deux facteurs.

Bien entendu, l’appréciable hausse boursière enclenchée depuis le creux boursier de mars 2009 a eu pour effet d’augmenter automatiquement l’actif des fonds.

L’autre facteur déterminant ? Comme alternative au rendement anémique des placements conservateurs (comme les CPG, les obligations d’épargne), nombre d’épargnants ont décidé de prendre plus de risques et de tenter leur chance en investissant dans les fonds communs.

Depuis que les six grandes banques canadiennes ont envahi le marché des fonds communs de placement, de plus en plus d’épargnants, même les plus craintifs, sont attirés par les fonds communs.

À elles seules, les « six » banques accaparent actuellement 45 % du marché canadien des fonds communs. Méchante force de vente !

LES FNB

Il n’y a pas que les fonds communs de placement qui attirent de plus en plus les épargnants.

Il y a aussi les fonds négociés en bourse (FNB), lesquels calquent le rendement d’une multitude d’indices et sous-indices financiers, dont les grands indices comme le S&P/TSX de Toronto, le S&P 500 de la Bourse de New York, le Dow Jones, etc.

Les Canadiens détiennent actuellement des FNB pour une valeur globale de 157 milliards de dollars, soit 2,6 fois plus qu’il y a cinq ans.

BULL MARKET

Cela fait déjà neuf ans que la Bourse est en cycle haussier (bull market).

Il a débuté le 9 mars 2009 alors que la plupart des grands indices boursiers de la planète avaient touché leurs creux respectifs de la grave crise financière de 2008-2009.

Depuis ce mémorable 9 mars 2009, le principal indice de la Bourse canadienne, le S&P/TSX de Toronto, a grimpé de 115 %.

C’est intéressant comme performance. Mais cela reste modeste à comparer à la fulgurante performance des grands indices boursiers américains.

Pendant cette même période de neuf ans, le vénérable Dow Jones a grimpé de 290 %. Pour sa part, l’indice américain le plus représentatif de la Bourse de New York, soit le S&P 500, a bondi de 322 %. Et le NASDAQ, lui, a explosé de 520 %.

Après une telle hausse boursière, les portefeuilles sont gonflés à bloc. Et le niveau de risques est de plus en plus élevé.

Sur ce, bonne chance !