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La règle du plus bas soumissionnaire sème l’inquiétude

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Des groupes en construction, architecture, du milieu patronal autant qu’environnemental, craignent que la règle du plus bas soumissionnaire du gouvernement Couillard mène à des catastrophes, comme l’effondrement du viaduc de la Concorde, il y a 12 ans.

« Faudra-t-il une autre tragédie semblable pour nous rappeler que la sécurité des infrastructures pour la population et l’environnement ne peut faire l’objet de compromis ? » se demande Lyne Parent, directrice générale de l’Association des architectes en pratique privée du Québec (AAPPQ).

Sécurité compromise

Le président-directeur général de l’Association des firmes de génie-conseil – Québec (AFG), André Rainville, est à la tête du mouvement avec l’AAPPQ, qui a maintenant l’appui d’AluQuébec, du Conseil du patronat du Québec ou encore d’Équiterre.

Dans une lettre ouverte, ils affirment qu’ouvrir la porte aux projets les moins chers pourrait compromettre dangereusement la sécurité des infrastructures.

Joint par Le Journal, Robert Poëti, ministre délégué à l’Intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles, a dit qu’il veut appliquer cette règle dans des cas exceptionnels au ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) et à la Société québécoise des infrastructures (SQI).

L’AAPPQ et l’AFG rétorquent que ce sont précisément ces ministères qui sont les plus gros donneurs publics du Québec.

« Incompréhensible »

« Il est incompréhensible que le gouvernement propose un projet de règlement qui reprend les erreurs du mode d’octroi des contrats qui était imposé dans le monde municipal en proposant des options qui sont pires que celles dénoncées par la commission Charbonneau », déplorent-ils.

Pire encore, selon eux, cette règle du plus bas soumissionnaire fait augmenter le prix des infrastructures, ce qui avait aussi été dénoncé à la commission Charbonneau.