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Protection des sources: la Cour suprême entendra la journaliste Marie-Maude Denis

Protection des sources: la Cour suprême entendra la journaliste Marie-Maude Denis
Photo d'archives, Chantal Poirier

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OTTAWA | La journaliste Marie-Maude Denis pourra contester devant la Cour suprême l’obligation de révéler ses sources dans le cadre du procès pour fraude de l’ancien ministre libéral Marc-Yvan Côté.

Le plus haut tribunal du pays a accepté d’entendre la cause de la reporter de l’émission Enquête, diffusée à Radio-Canada. En mars dernier, la Cour supérieure du Québec avait forcé Marie-Maude Denis à témoigner.

Le juge Jean-François Émond avait accédé à la demande de Marc-Yvan Côté, qui veut connaître l’identité des taupes au sein de l’administration publique qui ont révélé à la journaliste des éléments d’enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Accusé de fraude, de corruption et d’abus de confiance, l’ex-vice-président de la firme de génie-conseil Roche estime que les fuites médiatiques l’ont privé du droit à un procès juste et demande un arrêt des procédures.

Pour prouver que l'État, et non un policier malhonnête agissant de son propre chef, est à l'origine des fuites, M. Côté doit établir l’identité des sources de Mme Denis.

Dans le mémoire qu'elle a déposé en Cour suprême, l’animatrice de l’émission Enquête prévient que la divulgation de ses sources constituerait un «dangereux précédent» au Canada.

Elle invoque la nouvelle loi fédérale qui permet aux journalistes de ne pas divulguer un renseignement ou un document susceptible de permettre l'identification d'une source.

Aucune date n’est fixée pour l’audience devant la Cour suprême. Elle doit avoir lieu dans les prochains mois. Pendant ce temps, le procès de Marc-Yvan Côté et de l’ex-ministre libérale Nathalie Normandeau reste en suspens.