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Sergey Kovalev «a eu ce qu'il méritait», selon son ancien entraîneur

Sergey Kovalev
Photo AFP Sergey Kovalev a été mis K.-O. par Eleider Alvarez lors de son dernier combat, le 4 août.

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Le boxeur russe Sergey Kovalev a bien mérité le K.-O. qu’il a subi aux mains d’Eleider Alvarez, samedi dernier, selon son ancien entraîneur John David Jackson.

Jackson a été l’entraîneur du pugiliste de 35 ans pendant quelques années. La dernière fois qu’il a préparé l’ancien champion du monde, c’était pour son premier combat contre Andre Ward en novembre 2016.

Dans une longue entrevue avec le magazine «The Ring», Jackson, qui n’a généralement pas la langue dans sa poche, s’est vidé le cœur au sujet du Russe, dont il estime le talent, mais pas la personnalité.

Selon lui, l’argent et le succès ont tout changé pour Kovalev. De boxeur travailleur et déterminé, il est devenu plus paresseux, plus imbu de lui-même et moins enclin à écouter les conseils. Le poids super-moyen a aussi eu tendance à se relâcher dans sa préparation pour ses combats et à tenir tout le monde responsable, sauf lui, pour ses problèmes.

«Le combat contre Alvarez a prouvé ce que je dis depuis longtemps, a-t-il souligné. Il s’est entraîné lui-même pour ce combat. Je le sais. J’ai vu Kovalev fatigué rendu au quatrième round. Pour un boxeur de classe mondiale, il s’est fatigué vite. Il n’avait pas de plan, pas de défense. Son plan, c’était de passer le K.-O. au jeune. Une fois que le "kid" a prouvé qu’il pouvait encaisser les coups de Sergey, il était cuit.»

Selon Jackson, tout cela ne pouvait se terminer que d’une seule façon.

«Quand il a été stoppé, je n’ai pas été surpris, a-t-il admis. Tout ce qu’il a fait à ceux qui l’entourent est revenu le hanter. Je n’étais pas heureux qu’il se fasse stopper. Mais je dirais qu’il a eu ce qu’il méritait. Sans un réel entraînement, il s’est fait corriger. Ce n’est pas un choc.»

Ingrat

Jackson a aussi avancé que Kovalev est dorénavant si imbu de lui-même qu’il en vient à croire qu’il s’est bâti lui-même, sans l’aide de personne. Selon lui, le Russe doit beaucoup à sa promotrice Kathy Duva, mais il ne le reconnaît pas et qui plus est, il est «à la limite d’être raciste».

«Il est bon pour se donner un air sympathique, mais quand il est seul, il est rude et désagréable, a affirmé l’entraîneur. Même son équipe parle de lui comme s’il était une ordure, dans son dos. Je ne blague pas. Même ses supposés amis ne peuvent pas le sentir.»