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ALÉNA: poursuite des discussions la semaine prochaine entre le Mexique et les États-Unis

Ildefonso Guajardo
Photo AFP Ildefonso Guajardo et Robert Lighthizer

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Les négociateurs américains et mexicains reprendront les pourparlers la semaine prochaine sur la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) qui unit les États-Unis, le Mexique et le Canada, a déclaré vendredi le ministre mexicain de l’Économie, Ildefonso Guajardo.

Au terme de la troisième semaine consécutive de discussions à Washington, le responsable mexicain a déclaré qu’il était possible de parvenir à un accord avant la fin du mois.

Mais, a-t-il affirmé à des journalistes, «nous avons encore beaucoup de travail à faire». Il a souligné que les questions les plus difficiles avaient été laissées à la fin, y compris la demande des États-Unis d’approuver l’Aléna tous les cinq ans, une disposition connue sous le nom de «clause crépusculaire».

«Nous travaillons comme nous le faisons depuis trois semaines et faisons beaucoup de progrès. Nous reviendrons la semaine prochaine», a-t-il déclaré. «Mais comme je l’ai déjà dit: rien n’est conclu tant que tout n’est pas conclu».

«L’accord avec le Mexique se présente bien. Les ouvriers de l’automobile et les agriculteurs doivent être pris en compte ou il n’y aura pas d’accord», a tweeté vendredi soir le président américain Donald Trump.

«Le nouveau Président du Mexique (Andres Manuel Lopez Obrador) a été un vrai gentleman», a-t-il ajouté. «Le Canada doit attendre. Leurs tarifs et barrières douaniers sont beaucoup trop hauts. Nous imposerons des taxes sur les voitures si un accord ne peut pas être trouvé!»

Les responsables américains et mexicains continueront de travailler sur des questions bilatérales avant que leurs homologues canadiens ne rejoignent les discussions sur la modernisation de l’accord commercial signé il y a 24 ans, a précisé vendredi le ministre mexicain de l’Économie.

Les négociations pour moderniser l’Aléna ont été entamées il y a un an à la demande de Donald Trump, qui juge cet accord responsable de la disparition de milliers d’emplois dans son pays, en particulier dans le secteur automobile.