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Première navette autonome au Canada à l’essai à Candiac

Le projet pilote de Keolis est évalué à plus de 750 000 $

Pour la société franco-québécoise Keolis, dont la Caisse de dépôt et placement est partenaire à 30 %, le projet pilote de 12 mois mené à Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal, pourrait ouvrir des portes vers d’autres marchés canadiens.
Photo picaboo photographie Pour la société franco-québécoise Keolis, dont la Caisse de dépôt et placement est partenaire à 30 %, le projet pilote de 12 mois mené à Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal, pourrait ouvrir des portes vers d’autres marchés canadiens.

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Le premier projet de navette autonome 100 % électrique sera mis à l’essai à Candiac au cours des prochaines semaines. Il s’agit d’une première canadienne sur la voie publique.

Le projet pilote d’une durée de 12 mois débutera au cours des prochaines semaines. Le tracé qu’empruntera la navette NAVYA a déjà été établi et la programmation du véhicule est prévue au cours de la fin de semaine pour une mise en service à la fin du mois d’août, tout juste à temps pour la rentrée scolaire.

« Au cours des derniers mois, nous avons travaillé tant avec la Société de l’assurance automobile du Québec qu’avec le ministère des Transports sur l’analyse du dossier. L’arrêté ministériel sera déposé la semaine prochaine. On s’attend à recevoir notre plaque d’immatriculation dans deux semaines », a indiqué Marie Hélène Cloutier, vice-présidente expérience passager, marketing et commercialisation pour Keolis Canada.

Pour la société franco-québécoise Keolis, dont la Caisse de dépôt et placement est partenaire à 30 %, le projet pilote de 12 mois mené à Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal, pourrait ouvrir des portes vers d’autres marchés canadiens.
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Dotée de « centaines » de capteurs, GPS, antennes et modules de détection, la navette sera en mesure de suivre son tracé au millimètre près, a affirmé Mme Cloutier.

Un opérateur sera toujours présent à bord de la navette pour répondre aux questions des utilisateurs et reprendre le contrôle du véhicule en cas de besoin.

La navette pourra accueillir 15 personnes à la fois sur un parcours de 2 km entre le stationnement incitatif et le terminus d’autobus exo et l’intersection des boulevards Marie-Victorin et Montcalm Nord en effectuant plusieurs arrêts sur son passage. La vitesse d’exploitation est d’environ 25 km/h. Le service sera offert gratuitement.

Pour la société franco-québécoise Keolis, dont la Caisse de dépôt et placement est partenaire à 30 %, le projet pilote de 12 mois mené à Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal, pourrait ouvrir des portes vers d’autres marchés canadiens.
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Déployée dans sept pays

« Nous avons 15 navettes autonomes avec le fabricant NAVYA dans sept pays dans le monde. On a déjà transporté plus de 110 000 personnes qui ont parcouru 39 000 kilomètres dans nos véhicules depuis plus de deux ans. Nous sommes très heureux de cette annonce, car il s’agit d’un premier projet au Canada de navette autonome pour Keolis et NAVYA », a ajouté Mme Cloutier.

La navette sera en service jusqu’au 1er décembre avant de reprendre au printemps prochain. Au cours de l’hiver, elle servira à faire de la recherche et du développement en fonction du climat.

Pour la société franco-québécoise Keolis, dont la Caisse de dépôt et placement est partenaire à 30 %, le projet pilote de 12 mois mené à Candiac, sur la Rive-Sud de Montréal, pourrait ouvrir des portes vers d’autres marchés canadiens.
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Aide du gouvernement

Keolis a obtenu une aide financière de 350 000 $ de la part du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation.

La Caisse de dépôt et placement du Québec détient 30 % des actions dans Keolis qui est opérateur et exploitant du projet pilote dont la valeur s’élève à plus de 750 000 $ incluant les coûts d’amortissement du véhicule.

« Avec les efforts et les montants investis, il est certain que ce projet ne restera pas unique. On souhaite que ce soit le début de plusieurs autres », a indiqué Mme Cloutier.

Le maire de Candiac, Normand Dyotte, est heureux que sa municipalité puisse servir de vitrine technologique. « Nous sommes très fiers d’être la première ville au Canada à aller de l’avant avec un tel projet », a-t-il dit.